mercredi 29 mars 2017

Méduse rouge #2

Pour tenir compagnie à ma méduse de la semaine dernière, j'ai imprimé hier cette seconde sympathique créature aquatique. C'est toujours une pointe sèche sur Tetra Pak, de dimensions similaires et encore imprimée en sanguine. La gravure en a été particulièrement rapide — tout au plus une demi-heure de travail — d'où l'aspect assez sommaire du tracé. En revanche, je trouve que j'ai mieux réussi les effets d'essuyage, cette fois-ci...

Méduse rouge #2, pointe sèche sur Tetra Pak,
simili papier japon 130g/m2, 8x13.5 cm, mars 2017.

La plaque gravée.

L'estampe en cours de séchage.

mercredi 22 mars 2017

Méduse rouge

Retour à la gravure, après l'avoir un peu délaissée, ces dernières semaines ! J'avais envie de changement, donc j'ai voulu produire quelque chose d'assez différent de d'habitude : une petite méduse. Et pour que cela change encore plus, j'ai opté pour une encre différente et l'ai imprimée en sanguine.


Méduse rouge, pointe sèche sur Tetra Pak,
simili papier japon 130g/m2, 8.7x13.8 cm, mars 2017.

Techniquement, c'est un challenge intéressant car mon tramage habituel, à base de droites croisées, convient fort mal à la représentation de tels volumes. De même, la transparence de cet animal interdit les noirs profonds. Du coup, je ne peux travailler en clair-obscur, ce qui implique une remise en question enrichissante. Inutile de dire que je ne suis pas à 100% satisfait de ce premier essai : la légèreté des bras ne me paraît pas trop mal rendue, mais j'ai davantage de reproches à faire à l'ombrelle.

La plaque gravée.

Pour ce qui est de l'utilisation de la sanguine — c'était également une première — je suis très satisfait. Je trouve la phase d'encrage globalement plus rapide et agréable, de par sa texture un peu différente. J'ai également pu un peu expérimenter avec l'essuyage, comme en témoignent les essais suivants.


Les estampes en cours de séchage.

Un défaut en revanche est l'aspect non-uniforme de l'arrière-fond. Il me dérange plus qu'avec l'encre noire. Cela m'encourage encore un peu plus à passer prochainement à la gravure sur cuivre, dont la surface est plus lisse et permet donc une finition plus propre que le Tetra Pak.

(Aussi, ce fond en sanguine s'est avéré extrêmement difficile à scanner et traiter numériquement. Mais ce problème-là est surtout dû à mon incompétence en la matière...)

mercredi 15 mars 2017

Parution d'un nouvel article consacré à Jean Ray

Vous le savez bien, j'adore Jean Ray. Ses œuvres sont souvent citées en exergue de mes poèmes, et j'ai parlé de lui à plusieurs reprises sur ce blog, que ce soit lorsque j'ai réalisé son portrait en linogravure ou lorsque je vous ai proposé cet article explorant son influence sur la bande dessinée Isabelle. Dans la droite ligne de ces travaux, le webzine Faunerie a publié hier un article de ma plume, dans lequel j'étudie une facette méconnue de sa personnalité.

Deuxième portrait de ma série consacrée aux écrivains-occultistes (après celui dédié à J.-K. Huysmans), il s'intitule Doubles Vies d’écrivains [2] : Jean Ray, l’exorciste. J'y parle essentiellement de la présence de Ray en tant que personnage dans une nouvelle obscure mais savoureuse de Thomas Owen.

Mon portrait de Jean Ray réalisé en linogravure (2014).

Si de tels travaux et la ligne éditoriale générale du webzine vous plaisent, je vous rappelle que vous êtes désormais en mesure de le sponsoriser via la plateforme de mécénat Tipeee. Toute aide est la bienvenue.

Du reste, le webzine est désormais doté de pendants sur Instagram et Tumblr (dont votre serviteur est un éditeur). Son compte Twitter est également sorti de son état de friche. Plus d'excuse donc pour ne pas le suivre !

samedi 4 mars 2017

Mes lectures de février

La chronique vidéo de mes lectures du mois de février est en ligne depuis ce matin.


Références bibliographiques des livres chroniqués :
  • Georges RODENBACH, La Vocation, Bruxelles, coéd. Labor-Le Cri-Luce Wilquin, 2002, 64 p. ;
  • Olivier GECHTER, Le Baron Noir. L’Ombre du maître espion, Montpellier, éd. Céléphaïs, 2013, 100 p. ;
  • Pseudo-LUCIEN DE SAMOSATE, Lucius ou l’Âne, trad. Michel Dubuisson, Université catholique de Louvain, Bibliotheca Classica Selecta, 1999 ;
  • Aurélien DONY & Claude RAUCY, Le temps des noyaux, Bruxelles, éd. M.E.O., 2016, 100 p. ;
  • Françoise SAGAN, Château en Suède, Paris, éd. Le Livre de poche, [1960] 1968, 182 p. ;
  • Collectif, L’Ange noir. Petit traité des Succubes, Paris, éd. La Bibliothèque, 2013, 208 p. ;
  • Marie GEVERS, La Comtesse des digues, Bruxelles, éd. Labor, coll. « Espace Nord », n° 6, [1931] 1983, 202 p.

Je vous en souhaite un bon visionnage !