mercredi 25 janvier 2017

Deux publications « alimentaires »

Voici encore une annonce que je n'ai que trop tardé à faire ! J'attendais d'abord que ces travaux soient référencés sur le site internet de leur éditeur — dont le webmestre n'est pas non plus un forçat de la mise à jour — puis j'ai perdu la tâche de vue et j'ai omis d'en parler ici, malgré que l'information soit officielle depuis belle lurette...

Bref. Comme vous le savez, au cours de l'année 2016, en à-coté de l'enseignement, j'ai un peu travaillé pour Lemaitre Publishing, un éditeur spécialisé dans la ressource pédagogique, qui publie notamment des synthèses consacrées à l'histoire littéraire. Plus précisément, j'ai été affecté à la collection lePetitLitteraire.fr, qui rassemble des fiches de lecture d'ouvrages tant classiques que contemporains, éditées essentiellement au format numérique.

Je vous avais dès lors déjà annoncé la parution de mes deux premiers travaux : l'un consacré à L'Art de la guerre de Sun Zi et l'autre à Dieu, les affaires et nous de Jean d'Ormesson. Il me reste à vous présenter mes deux autres publications dans cette collection, toutes deux sorties en juin dernier.


C'est dans l'ère du temps, vu sa réédition imminente, et étant devenu un peu malgré moi un habitué des analyses d'essais, j'ai été approché pour travailler sur le fameux manifeste de Hitler.

Voici le « mot de l'éditeur » qui présente cet ebook :

Grâce à cette analyse de Mein Kampf, rédigée par notre spécialiste Julien Noël, maitre en langues et littératures françaises et romanes, les lecteurs disposeront d’un outil d’analyse pour aborder sans difficultés le pamphlet rédigé par Hitler.

Après avoir donné une brève présentation de l’auteur et de son texte, notre expert s’attache à fournir un résumé détaillé de ce dernier, en évoquant les grandes lignes de la stratégie de propagande qu’Hitler développe dans son livre. La nature de son combat, ainsi que les ennemis qu’il désigne dans la figure des Juifs, du marxisme, de la presse et de la démocratie sont exposés dans les moindres détails. Ensuite, des éclairages quant à la biographie d’Hitler, au contexte historique de l’Allemagne et aux motivations qui ont poussé le Führer à écrire sont développés et une analyse efficace est apportée à ce manifeste du nazisme sous la forme de clés de lecture. Le lecteur pourra y considérer la politique de conquête d’Hitler, le plaidoyer qu’il dresse en faveur de l’union allemande, ainsi que sa conception raciste de l’État. Les références culturelles auxquelles il a recours pour construire et appuyer son discours y sont également mises en lumière, et la réception du livre, tant à sa sortie qu’à l’heure actuelle, est analysée. Enfin, quelques pistes de réflexion proposent au lecteur de poursuivre son analyse de cet ouvrage plus en profondeur.

Cet ouvrage est disponible au téléchargement via la plateforme lePetitLittéraire.fr
(abonnement à 9,99€/mois)
, à l'achat au format numérique (3,99€) ou au format papier (6,99€).

 

Ensuite, j'avais tout de même envie de travailler sur un roman, pour changer, et j'ai donc analysé Eva, le dernier livre de Simon Liberati (souvenez-vous : j'en avais parlé dans une de mes chroniques de lecture).

Voici le « mot de l'éditeur » :
Dans cette analyse détaillée du roman Eva de Simon Liberati qui vous est présentée par Julien Noël, maitre en langues et littératures françaises et romanes, vous pourrez trouver différentes balises pour guider votre étude de l’ouvrage.

Après avoir présenté brièvement l’auteur et son œuvre, notre expert vous propose un résumé complet du récit, évoquant l’enfance peu banale d’Eva Ionesco avec sa mère, sa rupture avec cette dernière à l’adolescence et sa rencontre avec Simon Liberati, son futur mari. Vient ensuite une étude des personnages centraux de ce texte biographique, à savoir Eva Ionesco et Simon Liberati (dont le couple est exposé dans le roman), de leur psychologie et de leur évolution. Plusieurs clés de lecture vous inviteront par la suite à réfléchir aux différentes spécificités de l’œuvre, notamment à son genre hybride, entre la biographie et l’autobiographie, et qui se centre surtout sur le couple d’époux, et à ses aspects qui pourraient le rapprocher d’un récit merveilleux. Sont également exposés les thèmes abordés par l’auteur tout au long des pages du roman. Ainsi, la tendance troublante de l’auteur de rapprocher enfance et sexualité, mais aussi les obsessions d’Eva pour les miroirs et les poupées sont mises en avant par notre rédacteur. Enfin, vous disposerez d’une dizaine de pistes de réflexion pour poursuivre votre analyse de l’ouvrage à la fin de cette fiche de lecture.

Cet ouvrage est disponible au téléchargement via la plateforme lePetitLittéraire.fr
(abonnement à 9,99€/mois)
, à l'achat au format numérique (3,99€) ou au format papier (6,99€).


J'en profite pour vous recommander les publications de mes anciennes condisciples d'université, chez le même éditeur. Les ayant longtemps côtoyées en amphithéâtres, je puis me porter garant de la qualité de leurs travaux :

lundi 23 janvier 2017

Dévoilement de la couverture de ma prochaine sortie

J'ai l'immense plaisir de vous dévoiler la couverture de mon prochain ouvrage, qui paraîtra bientôt chez Walrus Books, l'éditeur grand spécialiste de littératures infréquentables !


Il s'agit de mon tout premier livre-jeu, dans lequel mes lecteurs les plus fidèles — dès lors aux commandes de l'histoire — pourront croiser quelques-uns de mes personnages récurrents — les plus sordides, cela va sans dire !

Je vous en dis plus très vite...

dimanche 22 janvier 2017

« J'ai faim », de Jean-Pierre Dopagne : critique vidéo

Hier soir, je suis allé au théâtre. J'avais l'envie d'en parler, mais pas le courage d'en rédiger une critique détaillée. Plutôt que de me contenter d'un tweet, je me suis donc rabattu sur le format vidéo. (J'ai fait cela en vitesse avant de me coucher ; excusez dès lors l'aspect très brouillon de mon analyse.)


La pièce dont il est question est J'ai faim de Jean-Pierre Dopagne, créée à Bruxelles par la Compagnie Artaban. (Pour rappel, j'avais déjà par le passé rédigé une critique d'un précédent spectacle de celle-ci : Le Vieux Juif blonde, d'Amanda Sthers.)




Informations pratiques & distribution :

Du 12 au 28 janvier 2017 au Centre Culturel Bruegel.
Du mardi au samedi à 20h30.
Les mercredis à 19h30, séances suivies d’une rencontre-débat en compagnie de l’auteur et de Lucia Katz, autrice d'un essai intitulé L’Avènement des sans-abri.

Avec : Manon Hanseeuw, Laura Dussard, Julie Verleye, Laurie Willième, Maxime Anselin, John Krier, Gilles Poncelet, William Clobus.
Mise en scène : Antoine Motte dit Falisse
Chargée de diffusion : Nathalie Berthet

vendredi 13 janvier 2017

Ray's Day 2016 : bilan

Je continue le rattrapage de mes tâches en retard. Après vous avoir enfin livré l'intégralité du « making of » (partie 1 ; partie 2) de ma plaquette autoéditée à l'occasion du Ray's Day 2016, il me reste, comme convenu, à faire le bilan de l'expérience.

J'ai déjà traité la question de la conception dans de précédents billets : ce fut tantôt enthousiasmant, tantôt immensément frustrant ; il y a eu des moments de grande joie lorsque je voyais le livre prendre forme, et il y a eu des phases d'arrachage de cheveux, où je ne pouvais plus imaginer parvenir à le finir.

Il en va ainsi de toute entreprise en partie expérimentale, je pense : j'ai souffert de mes erreurs, et je ne les répéterai pas. En cela, je pense avoir beaucoup appris via ce projet, qui m'a permis de développer plusieurs nouvelles compétences comme la reliure ou la gestion de commandes. À cet égard, le bilan est d'ores et déjà positif. Il me reste cependant plusieurs autres points à traiter...


La confection

Une fois le livre conçu, il a encore fallu le reproduire en un nombre suffisant d'exemplaires. Somme toute, cela a été de plus en plus facile, puisque j'ai progressivement acquis l'habitude de certaines opérations très « mécaniques ». Dans sa plus grande partie, ce fut dès lors une phase très satisfaisante pour moi.

Je ne cache pas être un perfectionniste, un de ceux qu'on appelle parfois à tort « maniaque ». Par conséquent, je prends plaisirs aux opérations requérant du soin et de la précision, et me soucie assez peu qu'elles soient répétitives (c'est pourquoi je me suis passionné, adolescent, pour la confection de cottes de maille, et sans doute pourquoi je suis aujourd'hui attiré par la poésie classique ou la pointe sèche). La mise au format et la reliure du livre, une fois la phase d'ajustements finie, présentait donc une sorte de vertu apaisante. Je m'y suis consacré en musique (durant ce mois d'août 2016, j'ai énormément écouté Aurora, Lucius, Noir Désir et Brigitte Fontaine) et garde un excellent souvenir de ces heures de travail.

Néanmoins, quelques erreurs ont été à déplorer, et il m'a donc fallu remplacer une partie des éléments imprimés. Et c'est là que j'ai recommencé à me prendre la tête, puisqu'une fois encore j'ai fait l'expérience du calibrage variable d'une machine à l'autre, même de modèles qui m'apparaissaient strictement identiques. Ajoutons à cela que j'ai imprimé le livre dans deux centres de copie différents (un qui disposait du papier vert marbré de la couverture ; un autre dont la qualité d'impression des images était supérieure) et que je méconnaissais complètement leurs horaires exacts d'ouverture. Cela a donc causé un certain nombre d'allers-retours rageurs et de recherches infructueuses d'alternatives.

Bref. Mon idée d'imprimer ma plaquette sur feuille A4 et de les retravailler manuellement par la suite n'était pas mauvaise en soi, mais elle impliquait tant d'ajustements et de calculs qu'à la moindre variation, plus rien ne fonctionnait. J'aurai donc soin d'améliorer ce système, la prochaine fois... Un grand avantage demeure cependant son coût, qui n'excède pas un euro par exemplaire. Pour un livre intégralement produit en Belgique et à un si petit tirage, cela me paraît assez exceptionnel....


Le tirage au sort

Comme prévu, les livres ont été distribués via un tirage au sort, organisé sur mon blog et promu par l'intermédiaire des réseaux sociaux. J'ai reçu les premières « candidatures » dès les minutes qui ont suivi la mise en ligne de mon annonce, et ai été fort agréablement surpris par l'enthousiasme et les encouragements qui m'étaient témoignés au travers de ces courriers électroniques (je ne demandais somme toute qu'une adresse postale, mais la majorité y ont mis des formes, ce qui fait toujours plaisir).

Je ne cache néanmoins pas avoir été un peu déçu par le nombre de personnes intéressées. En tout et pour tout, quarante-quatre se sont manifestées. C'était certes une excellente nouvelle pour elles, qui avaient dès lors une chance sur deux de recevoir un livre, mais c'était comme un désenchantement pour moi qui considérais en partie ce projet comme un « pilote », destiné à démontrer la faisabilité d'une éventuelle activité semi-professionnelle d'éditeur. Cette déception se formulait ainsi : « Si je ne trouve pas une cinquantaine de personnes intéressées par mon produit alors qu'il est gratuit, comment pourrais-je trouver un public susceptible de payer même une somme réduite pour l'obtenir ? »

Certes une marque de fabrique et une réputation d'entreprise ne peuvent s'acquérir sur les trois jours qu'un tel concours demeure ouvert. Je pense cependant avoir noué au cours des dernières années suffisamment de contacts dans le monde de l'édition indépendante pour savoir qu'il me faut abandonner toute naïveté ou angélisme, si vraiment je veux me lancer à long terme dans cette entreprise. Il faut croire qu'en août dernier, lorsque j'esquissais les premières lignes de ce projet, j'étais encore la proie de pareilles illusions. Si la distribution de La Main de Gloire m'a permis de m'en départir, ne fut-ce que partiellement, je présume donc que c'est aussi quelque chose à mettre à la colonne positive de mon bilan...


Les envois postaux

Comme prévu, les exemplaires entraient parfaitement dans une enveloppe standard. Le livre et deux cartes postales que j'y joignais pesaient au total (enveloppe comprise) quarante-huit grammes, ce qui leur permettait de passer tout juste en dessous du second barème tarifaire. J'étais donc ravi lorsque j'ai pu envoyer le tout à petit prix, et imaginais naturellement que les vingt-deux exemplaires arriveraient sans faute à destination.



Ce fut le cas pour vingt d'entre eux. Deux autres étaient de retour dans ma boîte aux lettre une semaine plus tard, soi-disant insuffisamment affranchis. Incrédule, vu que tous les plis étaient rigoureusement identiques et que j'avais fait vérifier leur poids au guichet, je retourne au bureau de poste, où ni l'employée qui me reçoit, ni son collègue ni leur manager ne peuvent me dire ce qui a cloché. Contrits, il m'indiquent les renvoyer en indiquant clairement que l'affranchissement est correct.

Mais trois semaines plus tard, les deux plis sont de nouveau de retour dans ma boîte. Et ce n'est qu'à ma troisième visite du bureau de poste que quelqu'un émet le début d'une piste d'explication : l'épaisseur des plis pour ce barème tarifaire est limité à cinq millimètres. Or il est possible que le nœud de la reliure japonaise de mes livres présente une infime variation de taille, qui rende donc ces deux-là plus épais.

Reste qu'à la latte, il nous a été impossible de déterminer s'ils dépassaient vraiment la limite. Et malgré que la poste inclut des régulations si précises dans ses tarifs et qu'elle dispose à l'évidence de machines très sensibles, ses bureaux ne sont bien sûr pas équipés de pied à coulisse. Bref, pour en être quitte, j'ai fini par suraffranchir ces deux envois, en maudissant cette institution si occupée à normativiser ses services que même son personnel n'y comprend plus rien et est inapte à renseigner l'utilisateur.


Les retours critiques

Heureusement, les personnes qui ont effectivement reçu en temps et en heure leur plaquette avaient plein de choses positives à en dire. J'ai ainsi reçu quantité de retours encourageants, que ce soit via courrier électronique, le module de commentaire de mon blog, des forums divers ou les réseaux sociaux.




La Main de Gloire a également fait l'objet de critiques par deux chroniqueuses : Françoise Grenier Droesch (également bien connue pour ses nouvelles) et Andrée la papivore. Leurs retours sont également très positifs, comme en témoignent les extraits ci-dessous.

« J'ai eu l'honneur de gagner ce fascicule d'une grande qualité artistique. L'objet, déjà, est beau à regarder, ensuite la lecture de la nouvelle de 54 pages m'a permis de côtoyer quelques "truands". [...] J'admire le temps passé à concevoir de A à Z, les 24 petits exemplaires semblables. La reliure reliée est cousue main ! Le résultat est à la hauteur de l'investissement. [...] Le texte m'a plu. Les personnages bien campés participent à une mission de la plus haute importance. Si Robin ne réussit pas, il y a fort à parier qu'il risque sa peau ! Heureusement que Virginie la seconde. Le ton fait très polar. Une réussite là aussi. »
Françoise Grenier Droesch,
RAY'S DAY 2016 : Julien Noël et "La Main de Gloire", 9 septembre 2016.

« Le moins que je puisse dire, c'est qu'il est superbe, un vrai petit bijou. Couverture embossée, reliure cousue main dans le style japonais, reproduction de gravures... L'auteur s'est donné du mal pour réaliser ce petit cadeau, j'ai vraiment apprécié l'attention apportée aux détails. [...]
Concernant la nouvelle, on pourrait la classer dans la catégorie des thrillers fantastiques. Elle met en scène un héros minable, un criminel de bas étage qui aspire à une existence bien au-dessus de ses capacités. Vivotant de petits (et glauques) trafics, il se retrouve un jour au pied du mur, devant régler une dette contractée auprès d'un puissant sorcier. Commence alors une quête dangereuse...
J'ai bien aimé l'intrigue, dont on découvre les tenants et les aboutissants petit à petit. Les personnages sont fantasques, l'ambiance est sombre et oppressante, il y a du suspense et de l'action. Le style de l'auteur est agréable à lire, il ne se prend pas au sérieux mais nous livre une histoire bien dosée, où la tension monte crescendo. Le récit est complet mais la fin est ouverte, elle laisse entrevoir la possibilité d'une suite ou de nouvelles aventures mettant en scène les mêmes personnages... Que demander de plus ? »
Andrée la papivore,
La Main de Gloire, de Julien Noël, 29 septembre 2016.

Et maintenant ?
 

En conclusion, ce projet a été la source de beaucoup de difficultés à outrepasser, et de beaucoup de satisfactions subséquentes. Comme tout ce qui vaut la peine d'être entrepris, somme toute. Je pense que c'était un « tour d'essai » essentiel, qui m'a permis d'avoir un premier aperçu de l'activité d'éditeur et des écueils qui y sont inhérents.

Je n'exclus pas de produire prochainement un nouveau livre, que ce soit pour le Ray's Day 2017 ou dans le cadre d'une activité semi-professionnelle enfin concrétisée. Une chose est sûre : je ne vais pas me précipiter. À l'heure où les outils numériques multiplient quasi à l'infini les contenus culturels disponibles, et nous submergent donc de livres mal achevés, je suis de plus en plus convaincu qu'il convient de ne mettre à disposition du public que des œuvres qui se démarquent, que ce soit par leur contenu, leur contenant ou leur éthique de production. C'est dès lors dans cette direction que j'espère tracer mon petit bonhomme de chemin.

Le périple sera sans doute long avant que vous puissiez lire un nouveau livre publié sous mon sceau. Sachez cependant que, depuis quelques temps déjà, j'y multiplie les étapes. À titre d'exemple, voici un prototype de couverture à l'embossage complexe que j'ai produit en novembre dernier. Qui sait ? peut-être aurai-je prochainement des feuillets à mettre par-dessous...

 

jeudi 12 janvier 2017

Mes lectures de 2016 : bilan

En fin de compte, je n'ai rien lu au mois de décembre. Toutes mes lectures de 2016 ont donc été chroniquées dans les vidéos dont je vous ai déjà fait part. Je les liste à nouveau ci-dessous, ne fut-ce que pour nous livrer ensemble à une rétrospective capillaire amusante...

 

Janvier
  • Hubert Deschamps, Les Religions de l’Afrique noire ;
  • André Beem, La Traversée d’ici ;
  • Damien Saez, À ton nom ;
  • Marc-Louis Questin, La Magie sexuelle et amoureuse ;
  • Ana Clavel, Les nymphes sourient aussi parfois ;
  • Alice Ferney, Le Ventre de la fée ;
  • Emmanuelle Cart-Tanneur, Généalogie de l’exode suivi de Vies d’ailleurs ;
  • Roland Villeneuve, Loups-garous et Vampires.



Février
  • Marcel Aymé, La Vouivre ;
  • Nic Balthazar, Ben X ;
  • Pierre-Yves Lambert, Les Littératures celtiques ;
  • Adolf Hitler, Mon combat.


 

Mars
  • Molière, Le Bourgeois gentilhomme ;
  • Dominique Rincé, La Littérature française du XIXe siècle ;
  • Simon Liberati, Eva ;
  • Maxime Rigaux, Premier Poème.



Avril

  • Xavier Deutsch, La dernière du paquet ;
  • Paulo Coelho, L’Alchimiste ;
  • Henri Gougaud, Les Cathares : brève histoire d’un mythe vivant ;
  • Aurélien Dony, Au seuil d’un autre corps.



Mai

  • Charles Nodier, Trilby ;
  • Denis Labbé, Promenades avec Seignolle.



Juin

  • Collectif (éditions Atlas), Sorcellerie ;
  • George Sand, La Mare au diable ;
  • Mercedes Lackey, Sœurs de sang ;
  • Patrick Bade, Alphonse Mucha ;
  • Jack Spicer, Billy The Kid ;
  • Aloysius Bertrand, Œuvres poétiques.



Juillet

  • Julie Brousmiche, Du roman-fleuve au conte de fées. Entre continuité et distance;
  • François Emmanuel, La Leçon de chant ;
  • Victor Devogel, Le Nuton de la grotte aux lunes ;
  • Catherine Clément, La Putain du Diable.



Août

  • Amélie Nothomb, Le Crime du comte Neville ;
  • Victor Devogel, La Sorcière de la forêt d’Houthulst ;
  • Frédéric Gaillard, Infemmes et sangsuelles.


 

Novembre
  • Marcel Darimont, Poèmes d’automne et de nuit ;
  • Gérald Purnelle, L’Écriture et la Foudre : Jacques Izoard et François Jacqmin, deux poètes entre les choses et les mots.



J'ai donc lu un total de 37 livres sur l'année, ce qui est tout de même mieux qu'en 2015 (où je n'en avais lus que 24, présentés ici). Je vais donc espérer conserver cette marge de progression, et vise les 50 pour l'année nouvelle... 

Si on décortique un peu cette liste, on peut observer que j'ai lu 15 romans, 12 essais/monographies/documents (dont 3 « Que sais-je ? »), 7 recueils de poésie, 2 recueils de nouvelles et une pièce de théâtre. Il y a somme toute là une belle variété générique. Je pourrais cependant faire l'effort de lire davantage de nouveautés et de contemporains...

Rendez-vous dans un an pour mettre à l'épreuve la pérennité de ces résolutions !

mercredi 11 janvier 2017

Ray's Day 2016 : le « making of », partie 2

Une de mes résolutions pour 2017 est la suivante : ne plus rien laisser traîner éternellement sur ma liste des tâches à faire (j'ai même investi dans un Bullet Journal tout neuf pour m'y aider). Et cela implique de m'attaquer à quelques « casseroles » en suspens depuis des mois. Aujourd'hui, je vous livre donc enfin la seconde partie du « making of » de ma nouvelle autoéditée à l'occasion du Ray's Day 2016. Souvenez-vous : fin août dernier, j'avais annoncé sa publication prochaine, mais j'ai malheureusement été super occupé par mon déménagement puis par une période un peu intense au boulot, et n'ai finalement rien mis en ligne. Je me rattrape donc à présent, plus de quatre mois après le coche.

Dans ce billet, je parlerai de la mise en page, de la couverture et de la reliure. Si comme moi tout cela vous était complètement sorti de l'esprit, je vous invite à vous rafraichir la mémoire en relisant ici la première partie, consacrée à l'illustration.


L'idée de base était de créer un livre au format A6, de manière à minimiser les frais postaux. En fin de compte, vu les marges d'impression et après passage dans la rogneuse, il est au format peu conventionnel suivant : 9,7x13,8 centimètres. Par souci d’économie, j’ai décidé de l’imprimer en A4, à la photocopieuse. J'ai procédé à la mise en page via OpenOffice ; ce n'est bien sûr pas idéal mais je n'avais pas le temps de prendre en main un autre programme et ai donc employé celui que je maîtrisais le mieux. Notez les larges marges, nécessaires à la méthode de reliure choisie. Elles sont placées à gauche sur le recto des feuilles, et à droite sur le verso...


Bien sûr, il a fallu trier les pages, de manière à ce que la première, par exemple, soit bien au recto de la seconde, et non sur une feuille différente. Voici donc la « table de placement » que j’ai conçue et employée. Certains ne manqueront pas de me dire que ça pouvait être fait mille fois plus simplement : je n’en doute absolument pas, mais vous verrez que j’ai rarement choisi la solution de facilité, pour ce projet.

Vous le savez bien, l’autodidaxie est ma méthode d’apprentissage privilégiée. C’est par essai-erreur que j’ai appris à versifier et à graver, et c’est ainsi que j’entends apprendre à produire un livre. Et vu le nombre d’erreurs que j’ai déjà commises et rectifiées en quelques jours, je peux vous garantir que l’expérience est formatrice !


Outre ce séquençage un peu fastidieux, d'autres calculs ont été nécessaires pour déterminer où réaliser les coupes, puisque les exemplaires définitifs étaient dépourvus de cadre sur le pourtour des pages.


Voici ce que cela donnait, une fois le tout rogné et ordonné (non sans beaucoup de prises de tête à cause des marges d'impression et des ajustements automatiques qui varient d'une machine à l'autre et bousillaient donc tous mes calculs). Notez qu'à ce stade, il manquait encore la page de titre et la préface.


Bien sûr, assembler un exemplaire est facile ; en assembler vingt-deux en l'espace de quelques jours est déjà plus fastidieux. Voici, à titre indicatif, ce que ce nombre représente en feuilles A4, avant tout traitement, et en papier rogné, une fois cette étape achevée.




Découper au format et trier les pages est une étape importante, mais on était encore loin d'avoir un livre. Restait encore la couverture et la reliure. J'ai un temps hésité à faire une couverture illustrée. Je voulais cependant quelque chose de coloré, qui attire l'œil. Or, je souhaitais réduire les coûts, et ne suis du reste pas encore prêt à m'attaquer à la gravure polychrome, ce qui excluait une image en couleur. Quant à imprimer une image en noir sur un papier de couleur, je craignais que cela ne rende pas bien par manque de contraste.

Je me suis donc rabattu sur la technique du gaufrage, qui m'est accessible depuis que j'ai acquis une presse. C'était mon premier essai, mais je suis déjà très enthousiaste par rapport à cette technique, qui me fait entrevoir énormément de possibilités. Je m'en suis tenu à un modèle simple, mais je pense qu'il y a moyen de faire des choses superbes, en damier notamment.


La photo suivante montre la matrice que j'ai employée, simplement constituée de deux couches de plastique découpées dans les rabats d'une vieille farde. C'est le feutre de la presse qui, sous la pression des rouleaux, pousse le papier dans les recoins du « moule ».


L'idée de base était d’employer pour la couverture un papier bleu roi, mais il n’y en avait pas d’assez rigide au magasin. J’y ai en revanche trouvé ce joli vert marbré en 200g/m2. Je n’en aurais pas eu l’idée par moi-même, mais c’est parfait car la couverture évoque ainsi une sorte de stèle ou de monument. Or, la nouvelle nous emmène (notamment) dans un cimetière… J’aime du reste la sobriété du rendu.

Le gaufrage se faisant sur papier humide, un inconvénient est qu'en séchant, il tend à se tordre un peu et doit être aplani sous un poids.


Vient ensuite l'étape de la reliure. J'ai opté pour une reliure à la japonaise toute simple. Elle présente l'avantage de ne pas requérir la confection de feuillets, qui m'auraient compliqué encore la tâche. Elle nécessite en revanche une large marge et ne permet pas de noter le titre sur la tranche. Pour une première réalisation, je me suis parfaitement accommodé de ces défauts, dérisoires au regard des facilités qu'elle m'offrait.



D'aucuns reprochent à ce type de reliure son manque de discrétion ; je la trouve pour ma part assez élégante, pour peu qu'elle soit réalisée proprement. J'ai choisi ici une couture toute simple, très fonctionnelle, mais il est bien sûr possible de complexifier beaucoup son motif, au point qu'elle peut parfois s'apparenter à de la broderie sur couverture...

J'ai systématiquement placé le nœud sur le bas, au verso. Il est techniquement possible de le dissimuler à l'intérieur de la couverture, mais je n'ai pas encore le niveau pour cela...


Voici les quatre premiers exemplaires produits. À partir de là, j'ai commencé à avoir le « coup de main »...


Et voici l'ensemble des vingt-deux exemplaires assemblés, au terme de quelques heures supplémentaires de travail !


Ainsi se clôture donc ce « making of » (encore mille excuse pour son retard) ! Si vous avez encore des questions sur ce projet ou sur la confection d'un livre en général, n'hésitez pas à me les poser en commentaire. Je n'ai certes pas la science infuse, mais pourrai au moins vous proposer un retour d'expérience.

Je dois encore poster un bilan global de mon Ray's Day. Je tâcherai de m'y mettre dans les jours à venir... revenez donc d'ici quatre mois voir s'il est là ! (Non, promis, je vais faire ça prochainement.)

lundi 9 janvier 2017

Portrait d’Aurora Aksnes



Portrait d’Aurora Aksnes, pointe sèche sur Tetra Pak,
simili papier japon 130g/m2, 4.3x5.8 cm, janvier 2017.

Voici ma dernière gravure, réalisée dans la foulée de mon autoportrait. Cette fois encore, il s’agit d’une pointe sèche sur Tetra Pak, de très petit format (c’est la plus petite estampe que j’ai jamais réalisée). Il y a bien sûr des défauts, dus d’une part à la pratique de la gravure « à main levée », sans repère ni esquisse, et d’autre part à la référence employée — une vidéo de concert à l’éclairage complexe, qui a induit des incohérences dans les ombres.

Dans l’ensemble, je ne suis pas mécontent de moi, mais trouve tout de même le rendu un peu sombre ; cela correspond assez peu à la personnalité lumineuse de cette chanteuse. L’idée de réaliser son portrait s’est progressivement imposée à moi, étant donné que c’est une des artistes que j’écoute le plus souvent, lorsque je grave où travaille à la presse. Quelque chose dans sa musique soutient vraiment la concentration, je trouve…

Détail de l'estampe.

Si vous ne connaissez pas Aurora, je vous invite à la découvrir via la performance ayant tout d’abord retenu mon attention ; un live organisé et mis en ligne par la marque Honda :


Je vous recommande aussi de visionner cette courte succession de « Shower Thoughts », qui donne un bon aperçu de sa légèreté d’esprit :


Bref. Écoutez si cela vous plaît ; n’écoutez pas si cela ne vous plaît pas. Mais en ce qui me concerne, elle est assurément dans mon top des découvertes musicales de 2016.


Pour revenir à la gravure, je me rends compte que je complexifie progressivement ma technique. J’en suis à la fois heureux car cela rend moins prégnant l’aspect naïf de mes portraits (qui me déplaît au plus haut point), et un peu frustré car le chemin à parcourir n’en apparaît que plus clairement. Le positionnement des ombres, le relief induit par le tramage… c’est somme tout le travail du trait spécifique à la gravure qu’il me faut prendre à bras-le-corps…

La plaque gravée.

Les estampes en cours de séchage. Les timbres sont là en guise d'échelle.

vendredi 6 janvier 2017

Autoportrait

Voici ma première gravure de 2017 ; il s'agit également de mon tout premier autoportrait. En dépit de mes appréhensions (j'ai longtemps reporté cet exercice, de peur de ne pas me reconnaître), je trouve que je ne m'en suis pas mal tiré.

Il faut tenir compte que c'est un tout petit format, inférieur encore à l'A7. L'image scannée montre donc des défauts peu visibles à l'œil nu sur l'estampe. Certes le nez et la bouche apparaissent assez plats, et il y a un souci dans les ombres au niveau du col, mais j'aime en revanche assez la spontanéité du trait. C'est là une manière un peu différente de mes portraits antérieurs, que je me réjouis d'explorer plus en avant...

Autoportrait, pointe sèche sur Tetra Pak,
simili papier japon 130g/m2, 6.4x8.7 cm, janvier 2017.

La plaque gravée... et le modèle.

Les estampes en cours de séchage.