samedi 17 décembre 2016

Mes lectures de novembre

La chronique vidéo de mes lectures de novembre est en ligne ! Je vous préviens : celle-ci est longue, et ce malgré que je n'ai lu que deux (tout) petits livres. Bon visionnage !



Références bibliographiques des livres chroniqués :
  • Marcel DARIMONT, Poèmes d’automne et de nuit, illustrations de Luc Calis, Louvain-la-Neuve, impr. CIACO, 1984, 32 p. ;
  • Gérald PURNELLE, L’Écriture et la Foudre : Jacques Izoard et François Jacqmin, deux poètes entre les choses et les mots, Amay, éd. L’Arbre à paroles, coll. « Essais-Midis de la Poésie », 2016, 42 p.

vendredi 16 décembre 2016

Expérimentation avec le monotype : suite

Suite à mes premiers essais du début du mois, je me suis remis ce mardi au monotype, dans l'espoir de perfectionner ma technique naissante avec cette sorte d'estampe. Dans la lignée des tentatives précédentes, j'ai à nouveau produit des images au format 10x10 cm. Le nu anatomique était encore au programme de la séance, étant donné qu'il m'avait valu l'unique « réussite » de la fois précédente.

Dans le but de rendre compte de la blancheur de la peau, j'ai opté pour un fond uniforme noir. Comme pour mon précédent essai, j'ai procédé par essuyage, au moyen de pinceaux et d'allumettes aiguisées...


La plaque encrée.


L'estampe scannée.

Première déception : l'arrière-fond que j'espérais uniforme s'est révélé en fait fort irrégulier. Je crois que j'ai trop dilué mon encre, lors de cette première étape, pour qu'il soit possible d'obtenir une surface unie... À l'inverse, malgré mon attention à éviter à tout prix les couches épaisses d'encre, force est de constater que j'ai failli en quelques endroits (le nez, l'œil, la nuque, l'aisselle), où de vilaines bavures sont dès lors visibles sur l'estampe.

Bref, c'est loin d'être impeccable. Il n'y a somme toute que la chevelure dont je suis absolument satisfait.

La plaque encrée.

L'estampe scannée.

Dans ce second exercice, réalisé immédiatement après, j'ai pris garde à éviter tout dépôt d'encre risquant d'être à la source de traînées, à l'impression. À cet égard, je pense que c'est un sans faute. En revanche, l'arrière-fond me paraît encore plus brouillon et l'effet des cheveux est, cette fois, complètement raté.

Plus ennuyant, j'ai l'impression que le relief « poli », qui était somme toute l'objectif de cette étude, est ici absolument manqué, à cause des contrastes trop brusques du dos. C'est donc peu dire qu'il y a encore du pain sur la planche.

mercredi 14 décembre 2016

Premières expérimentations avec le monotype

J'ai passé ma soirée du 3 décembre à expérimenter avec la technique du monotype. En deux mots, cela consiste à étaler de l'encre sur une plaque non-poreuse et à passer celle-ci sous la presse tant qu'elle n'est pas sèche, de manière à obtenir une estampe. J'avoue m'être lancé dans l'affaire sans la moindre préparation. Les images suivantes ont donc été improvisées au moyen de chiffons, de pinceaux, de cotons-tiges et d'allumettes taillées au cutter. Elles sont toutes les trois de format 10x10 cm.

Voici mon premier essai, initialement destiné au concours de Noël organisé par le webzine Faunerie (en fin de compte, je suis parvenu à réaliser quelque chose à mon sens un peu plus chouette, à découvrir ici). L'idée était de figurer un père Noël-escargot, en utilisant sa coquille comme un bonnet. J'ai procédé en étalant de l'encre sur toute la plaque, puis en l'essuyant partiellement au moyen de chiffons, de cotons-tiges et d'allumettes...


La plaque encrée.


L'estampe scannée.

Comme vous pouvez le constater, sous la pression des rouleaux, l'encre excédentaire s'est déplacée, effaçant la signature et une partie des cornes, débordant sur la marge du haut. Bref, ce n'est pas joli-joli.

Pour mon second essai, j'ai donc voulu éviter ce travers en employant moins d'encre, que j'ai directement appliquée au chiffon dans la forme du sujet, avant de la « modeler » sur la plaque, avec les outils préalablement cités. Je suis parti sur la même idée, mais en représentant cette fois non plus une coquille-bonnet mais une coquille-hotte.



La plaque encrée.


L'estampe scannée.

À nouveau, il s'est avéré qu'il y avait un excédent d'encre, qui a notamment bavé sur les paquets, dessinés en haut de la coquille. Je n'étais donc cette fois encore pas pleinement satisfait.

J'ai tout de même réalisé un montage de ces deux « gastéro-pères Noël » côte-à-côte mais, objectivement, ce n'est pas une grande réussite.


Montage des deux monotypes.

En fin de soirée, je suis donc reparti sur une nouvelle base, en oubliant les gros aplats de noir et en essayant au contraire de travailler le volume par essuyage. Pour ce faire, j'ai délaissé les chiffons au profit de quelques pinceaux, et j'ai dilué l'encre sur les « pleins » (j'ai employé une encre à base d'eau, ce qui a bien facilité l'affaire). Vu qu'il s'agissait de travailler le relief sur des rondeurs, je me suis lancé dans la représentation d'un nu tout simple.

À la réflexion, j'aurais pu poursuivre davantage mon travail, notamment au niveau du visage. Je me suis en fait hâté d'imprimer, de peur que l'encre ne sèche. Avec le recul, je pense néanmoins que j'avais encore une certaine marge de manœuvre, d'autant plus que j'ai imprimé sur papier humide.


La plaque encrée.

C'est néanmoins à mes yeux l'essai le plus concluant, malgré quelques défauts anatomiques. En particulier, l'épaisseur du cou et du bras levé me gêne. Vu que cette technique laisse surtout place à la retouche à l'intérieur de la forme de base, je pense qu'il me faudra à l'avenir être davantage attentif lors de la première mise en place des volumes.

Ce me semble cependant être un premier pas encourageant...


L'estampe scannée.

mardi 13 décembre 2016

Mon entrée au concours de Noël de Faunerie

Je participe actuellement au concours de dessin qu'organise à l'occasion de Noël le webzine Faunerie, pour lequel je suis par ailleurs rédacteur. Je vous présente mon entrée : une petite pointe sèche sur feuille plastique, au format A6.

Jeune faune se rêvant centaure, au matin de Noël, pointe sèche sur feuille plastique,
simili papier japon 130g/m2, 10.2x13.5 cm, décembre 2016.

Il convient de rendre à César ce qui est à César : mon œuvre est une reproduction modifiée d'une gravure du domaine public (source : Lucius OSGOOD, Osgood's American First Reader for Schools and Families, Pittsburgh, éd. H. I. Gourley, 1870, p. 35). Le cheval à bascule et la physionomie générale du faune sont donc issus d'un modèle, bien que je les aie redessinés.

Si je ne suis pas franchement satisfait du personnage, que je juge trop naïf dans ses traits, je découvre avec plaisir à quel point le plastique transparent se prête bien à la gravure d'inscriptions. Des « estampes poétiques » sont donc au programme !

La plaque gravée, comme toujours fort difficile à photographier...

Pour en revenir au concours, le gagnant sera déterminé par son nombre de « J'aime » sur Facebook. Les votes sont ouverts jusque dimanche 20 décembre inclus. Jetez donc un œil aux différentes participations, et pensez à vous abonner à la page du webzine (si ce n'est déjà fait) pour d'autres publications à dimension artistique ou littéraire !

samedi 3 décembre 2016

Grotesque du château de Noisy

Grotesque du château de Noisy, pointe sèche sur feuille plastique,
simili papier japon 130g/m2, 9.3x12.2 cm, décembre 2016.

Je vous présente ma dernière gravure : il s'agit d'un grotesque (un ornement architectural) qui trônait jusqu'il y a peu sur la façade sud du château de Noisy-Miranda, à Celles-lez-Dinant (Belgique). Je remercie R.D. de m'avoir fourni la photo m'ayant servi de référence.

Encore présente sur le site à la fin du mois d'octobre, cette sculpture a hélas été arrachée au cours des dernières semaines (je ne m'avance pas pour dire s'il s'agit de l'œuvre des démolisseurs ou de vandales ; pour en savoir plus sur le triste devenir de ce formidable monument, je vous renvoie à l'article que je lui ai consacré dans le webzine Faunerie).

Je présume que ce grotesque — somme toute fort digne — figure désormais dans la vitrine ou sur l'étagère d'un collectionneur ; ma gravure en est une piètre compensation, mais elle a au moins le mérite d'être publique...

La plaque gravée, comme toujours bien compliquée à photographier.

Un détail de l'estampe. Cet agrandissement correspond à une zone réelle d'environ 2/2,5 cm.