vendredi 28 octobre 2016

Étude de main #3

J'ai gravé ce mardi une nouvelle petite planche anatomique, que j'ai imprimée hier.

 Étude de main #3, pointe sèche sur Tetra Pak, simili papier japon 225g/m2, 7.8x11.2 cm, octobre 2016.

Celle-ci m’a posé un peu plus de difficultés que les précédentes (#1 & #2). Cette fois encore, j’ai procédé à main levée et sans esquisse préliminaire (d’où le petit raté au bout de l’index, notamment). De surcroît, c’est un format plus réduit...

Globalement, je suis assez satisfait du rendu des doigts (notamment de la « rondeur » des bouts) et du poignet (un nouveau défi venait du fait, cette fois, je me suis attaqué à une main masculine assez velue). Entre les deux, c’est malheureusement moins réussi. En particulier, j’ai eu beaucoup de difficultés à superposer de manière harmonieuse les ombres et les plis de la paume… Mais c’était un exercice formateur, assurément.

La plaque gravée.
Cette étude est basée sur la ressource suivante : « Hand Stock 1 » par lindowyn-stock.

mardi 25 octobre 2016

Étude de main #2

Voici une seconde planche anatomique, réalisée à la suite de la première, toujours en guise d'exercice. Je suis déjà plus satisfait de celle-ci...

Étude de main #2, pointe sèche sur Tetra Pak, simili papier japon 225g/m2, 8.6x13.5 cm, octobre 2016.

Cette étude est basée sur la ressource suivante : « hand-1- » par RainbowCupcakeKidd.


La plaque gravée.

Les estampes en cours de séchage.

lundi 24 octobre 2016

Étude de main #1

Étude de main #1, pointe sèche sur Tetra Pak, simili papier japon 225g/m2, 8.1x13 cm, octobre 2016.

J'ai gravé cette petite planche anatomique la semaine dernière. Le but est de travailler ma gestion du tramage et le positionnement des ombres. Dès lors, j'ai décidé de réaliser plusieurs exercices de ce genre, sur base de photographies mais à main levée et sans esquisse préliminaire. Il n'y a donc pas place pour l'erreur, le procédé de la gravure à la pointe sèche ne permettant aucun effacement.

Cette étude est basée sur la ressource suivante : « Hand Stock 74 » par NoxieStock.


La plaque gravée.

samedi 22 octobre 2016

Publication d'un nouvel article dans Faunerie

Cela faisait longtemps : j'ai publié hier un nouvel article dans Faunerie, le webzine dédié au Beau et au Bizarre qui a déjà souvent accueilli mes textes. Ma dernière contribution s'intitule « Noisy-Miranda, un joyau néo-Tudor dans le couloir de la mort » et est bien sûr consacrée à ce château que j'ai à cœur de ne pas laisser disparaître dans le silence. Dans ce texte, je retrace donc l'histoire de la construction et de l'occupation de ce lieu exceptionnel, photos à l'appui.

Laurens PEL, façade principale du château, 2009 – CC BY-SA 3.0 [source].

Je vous en souhaite une bonne lecture et vous invite à le partager autour de vous, si le cœur vous en dit.

mardi 18 octobre 2016

Mémento du château de Noisy-Miranda

Samedi dernier, je me suis rendu, avec quelques militants pour la défense du patrimoine immobilier, à une manifestation de protestation contre la démolition du château de Noisy-Miranda (à Celles-lez-Dinant, dans la province de Namur), programmée dans les semaines à venir. Il s’agit d’un petit bijou, aujourd’hui certes fort décati, de style néogothique/néo-Tudor et de ce fait à peu près unique en Belgique.

Château de Noisy-Miranda (Celles), pointe sèche sur feuille plastique,
simili papier japon 225g/m2, 12.1x18.8 cm, octobre 2016.

Admirateur de longue date du château et dès lors fort attristé par la tournure que prennent les évènements, je rumine beaucoup l’arrêt de mort déclaré contre ce monument sublime. Dimanche, j’ai donc décidé de le graver, dans une tentative forcément veine d’exorciser ma frustration. Vu les difficultés rencontrées lors de ma précédente tentative de graver un bâtiment (réalisée pour illustrer ma nouvelle autoéditée lors du Ray's Day), j’ai opté cette fois non pour le Tetra Pak mais pour une feuille plastique qui m’a permis, par sa transparence, de réaliser une première esquisse du dessin d’après une photo placée en-dessous (j’aurais du reste été bien en peine de graver ce château sans support, n’ayant jamais eu l’opportunité de le contempler de près).

L’enjeu de cette œuvre ne se situe du coup aucunement dans l’originalité de sa composition mais dans la représentation de lignes droites et dans le rendu des surfaces planes, qui sont somme toute des exercices nouveaux pour moi. Considérant cela, j’estime ne pas m’en être trop mal tiré. Et, une fois encore, la qualité de ma nouvelle presse m’a impressionné, d’autant plus que le plastique permet des traits bien plus fins que le Tetra Pak auquel je suis accoutumé.

Mon atelier de gravure, fraichement installé dans mon nouveau chez-moi (j'ai déménagé début septembre).

La plaque gravée.

N.B. : Pour suivre l'actualité du château, référez-vous à la page Facebook Sauvegarde du Château de Noisy. Je signale de surcroît qu'une seconde manifestation est organisée ce dimanche 23, à laquelle vous êtes bien sûr tou.te.s convié.e.s. Pour les personnes intéressées, un compte-rendu vidéo de la manifestation de samedi dernier a été réalisé par la chaîne régionale MAtélé.


Billet édité le 21 octobre 2016 : Pour en savoir plus sur ce château si particulier, je vous invite à lire cet article que j'ai rédigé pour le webzine Faunerie. J'y retrace l'histoire de sa construction et de son occupation, photos à l'appui.

mardi 4 octobre 2016

Les histoires de sorcellerie font leur retour !

Je publie aujourd'hui un poème sur Faunerie. Ce n'est que le second depuis la parution de mon recueil, en décembre dernier, (le premier avait été publié en juin dans Bleu d'Encre n°35) et c'est le premier publié en ligne, donc accessible par tous. Dès lors, il me semble utile de faire le point sur l'évolution survenue dans mon univers poétique depuis mes Contes du sabbat.

Si je continue à écrire des histoires de sorcellerie (j'ai essayé, mais pas moyen d'y échapper), je n'ai vraiment plus envie d'exploiter la veine un peu érotico-satanique dans laquelle s'inscrivent nombre de poèmes de mon recueil. D'une part, je pense en avoir un peu fait le tour et, d'autre part, de par une évolution de mes valeurs, je ne me sens plus à l'aise de le faire.

Je me suis donc fixé deux règles de base, en recommençant à écrire : plus d'objectification de la sorcière (donc plus de scènes de nudité, plus d'anaphores du style « la belle », plus d'adjectifs mélioratifs — au fond très inutiles) et plus de figure dominatrice masculine (donc, exit le diable, Satan, le Malin dont les occurrences étaient nombreuses dans mes Contes du sabbat ; à la place, j'aimerais laisser l'espace libre à la divinité tutélaire Hécate/Bombo).

Que reste-t-il, alors ? Plein de choses, en fait. Il suffit de chercher un peu plus loin. Du coup, même si mes poèmes actuels sont dans la droite ligne des précédents et ne dépayseront nullement mes lecteurs, j'ai le sentiment d'explorer un champ nouveau, de faire du neuf. La piste que j'explore actuellement est celle de l'enfance sorcière un peu cruelle. J'essaie de cultiver une certaine naïveté, d'exploiter un imaginaire plus rural et terre-à-terre...

D'un point de vue technique, je m'essaie à de nouvelles formes, à la ballade romantique notamment. Holocauste, le poème que je vous propose de lire aujourd'hui demeure cependant très ordinaire, à cet égard. En revanche, il témoigne d'une autre de mes préoccupations formelles : le travail de la rime, que je trouvais trop pauvre dans mes œuvres antérieures.

Voilà. Désolé pour la tartine, mais il m'a paru nécessaire de faire le point sur mes recherches poétiques. J'espère que vous comprenez les motivations de ce léger changement de cap, et surtout que ce premier poème de la « seconde salve » vous plaît...


P.S. : Je me rends compte que j'ai omis d'annoncer ici la parution du dernier article que j'ai rédigé pour Faunerie. Cela fait pourtant déjà presque un an ! En novembre dernier, j'avais écrit cette longue chronique présentant Géminides, le groupe de mon ami poète Aurélien Dony. Il n'est pas trop tard pour le découvrir...