vendredi 26 août 2016

Ray's Day 2016 : résultats du tirage au sort

J'ai procédé au tirage au sort pour distribuer les vingt-deux exemplaires de ma nouvelle autoéditée à l'occasion du Ray's Day. Vous étiez 43 à m'avoir adressé un courrier électronique pour tenter d'en gagner un. Voici les résultats.


J'avais d'abord sorti un chapeau mais, voyant combien il était peu rempli,
je me suis senti un peu bête et ai plutôt utilisé un bol.

L'exemplaire I va à François Van Cranenbroeck ;
L'exemplaire II va à Lisa Brun ;
L'exemplaire III va à Christelle Désiage ;
L'exemplaire IV va à Elise Souaillat ;
L'exemplaire V va à Françoise Grenier Droesch.

L'exemplaire VI va à Barbara Menga ;
L'exemplaire VII va à Caroline Catfolis ;
L'exemplaire VIII va à Brigitte Piefort ;
L'exemplaire IX va à Aria Parmentier ;
L'exemplaire X va à Nolwenn Pamart.

L'exemplaire XI va à Muriel Berger ;
L'exemplaire XII va à Etienne Merceran ;
L'exemplaire XIII va à Christophe Oms ;
L'exemplaire XIV va à Julie Chretien ;
L'exemplaire XV va à Maxime.

L'exemplaire XVI va à Carine Santos ;
L'exemplaire XVII va à Céline Gelé ;
L'exemplaire XVIII va à Sébastien Picou ;
L'exemplaire XIX va à Sarah Buschmann ;
L'exemplaire XX va à Pauline Monville.

L'exemplaire XXI (l'avant-dernier) va à Olivier Saraja.


L'ultime exemplaire, numéroté XXII, va à Déborah Libert.

Félicitations aux vingt-deux heureux élus (j'espère que la nouvelle vous plaira), et mes excuses aux autres : il ne m'était malheureusement pas possible de produire davantage de livres. Tous recevront sous peu un courrier électronique de ma part, reprenant ces résultats. Je vais maintenant procéder aux envois...

mardi 23 août 2016

Ray's Day 2016 : le « making of », partie 1

Chose promise, chose due : comme je l'annonçais hier dans le billet présentant mon initiative pour le Ray's Day, je vais vous parler de la conception et de la confection du livre que j'ai produit artisanalement. Comme ça risque d'être assez long, je le ferai en deux parties. Cette première concerne la phase d'illustration de la nouvelle ; des informations sur la mise en page et la reliure suivront. (Notez que les abonnés de ma page Facebook ont pu voir une bonne partie de ces images en primauté ; n'hésitez pas me suivre sur ce réseau social pour bénéficier du même avantage.)

Vu que mon grand dada du moment, c'est la gravure, je n'ai jamais considéré la perspective d'autoéditer La Main de Gloire sans illustration. Dès le début, c'était clair : il devait y avoir des images. Mais, à partir de là, le cahier des charges a tout de même bien évolué...


Ainsi, de base, j'envisageais une couverture illustrée. Je voulais cependant quelque chose de coloré, qui attire l'œil. Or, je souhaitais réduire les coûts, et ne suis du reste pas encore prêt à m'attaquer à la gravure polychrome, ce qui excluait une image en couleur. Quant à imprimer une image en noir sur un papier de couleur, je craignais que cela ne rende pas bien par manque de contraste. Je me suis donc rabattu sur la technique de l'embossage, qui m'est accessible depuis que j'ai acquis une presse (j'en parlerai plus en détail dans la suite du « making of »). Cela fait déjà une image en moins.

Pour ce qui est des illustrations intérieures, l'idée initiale était de les faire en pointe sèche sur cuivre, en faisant le dessin à part, puis en le reproduisant au papier carbone sur la plaque, afin d'avoir un résultat très propre. En fin de compte, par manque de temps (m'y étant pris bien trop tard, je n'ai finalement eu que deux soirées/demi-nuit à consacrer à l'illustration) et d'entraînement avec le cuivre, je les ai faites sur Tetra Pak, une matière sur laquelle le papier carbone ne fonctionnera pas et sur laquelle il est difficile de faire une esquisse puisque même la mine d'un crayon laisse une marque en profondeur. De même, je me suis résolu à en produire moins. Du coup, mon ambition est rapidement passée quatre ou cinq gravures sur cuivre à deux ou trois gravures sur Tetra Pak (je m'estime déjà très heureux d'avoir eu le temps de faire la troisième).



Voici la première des gravures produites (la seconde dans l'ordre de lecture), que j'ai réalisée mercredi soir. Vu que j'ai dû travailler rapidement, à main levée, toutes sont un peu naïves et brutes, avec de nombreuses imperfections. Je me suis ainsi rendu compte que, si je commence à avoir la main pour graver des portraits, je suis très peu entraîné à graver des bâtiments. Et mine de rien, ce n'est pas évident de faire des lignes droites, lorsqu'on n'a pas la possibilité de se corriger. Même chose pour la symétrie que je maîtrise fort mal. D’où l’aspect assez bancal de ce mausolée...


Voici la petite série que j'ai imprimée (photographiée en phase de séchage, immédiatement après l'impression), de manière à avoir une bonne estampe à scanner et à reproduire. Je n’ai en effet pas pu insérer les gravures directement dans les vingt-deux exemplaires de la nouvelle, d’une part car cela réclamait un temps que je n’avais pas, et d’autre part car le Tetra Pak ne permet pas de trop nombreux tirages. C’est en effet une matière relativement fragile, qui se dégrade au fur et à mesure des impressions.

Notez que mon premier essai n’est pas assez foncé, parce que j’avais trop peu serré les rouleaux de ma presse. J’ai corrigé le tir dès le suivant, ce qui fait que les trois autres estampes sont bien plus homogènes. C’est finalement la seconde qui sera reproduite dans la plaquette. En voici une photo en bonne dans la meilleure qualité que je peux obtenir avec mon vieil appareil. Elle est en très grand format : je vous encourage donc à cliquer dessus (et également sur les suivantes) pour obtenir un meilleur affichage.



Les dimensions de cette gravure sont 8,6 x 11,8 centimètres, tandis que, pour l'impression dans la plaquette, elles ont été réduites à 6,6 x 9,3. Vous vous doutez bien qu'une perte de qualité est à déplorer. De même, le scannage et l'application de quelques filtres dans l'espoir de réduire les impuretés en arrière-plan empêchent, je pense, de bien rendre compte de l'effet original.


Voici donc la page d'illustration telle qu'elle est insérée dans les vingt-deux exemplaires de la nouvelle (notez la large marge à gauche, nécessaire à la reliure japonaise). La légende est en fait un court extrait du texte. J'ajoute qu'un petit indice quant à un élément de l’intrigue est présent dans l’image. À vous de le trouver !


Le lendemain, je me suis attaqué à la seconde illustration (la troisième, dans l'ordre des pages), dont voici la plaque gravée. C'était la première fois que je gravais un animal à poils (c'est assez étonnant d'ailleurs : j'ai gravé au moins cinq crapauds, mais jamais de chat ou de chien) et j'ai découvert non sans détresse que produire une texture de pelage réaliste est affreusement difficile. Il y a du reste quelques soucis anatomiques, puisque cette fois encore j'ai gravé à main levée : la truffe du chien de profil, les oreilles de celui de face...


Voici la série imprimée, en cours de séchage. En fin de compte et malgré mes craintes, je trouve que le pelage rend bien et que les défauts anatomiques restent assez discrets.

En revanche, j'ai entamé un nouveau tube d'encre (j'avais fini le précédent sur le mausolée) et trouve celle-ci un peu trop liquide. Je ne sais pas si c'est dû à cela, mais il me semble que ces estampes sont moins contrastées que d'ordinaire… Cela dit, cette encre se lave plus facilement que l’autre. Du coup, je ne sais encore trop qu’en penser. Peut-être n’est-elle pas si mauvaise, en fin de compte ; je vais encore lui laisser sa chance avant d’arrêter une opinion définitive…




Les dimensions de base de la gravure sont 8,5 x 11 centimètres ; dans la plaquette, elles ont été réduites à 6,6 x 9,2. Une fois encore, les lecteurs n'auront hélas pas droit au rendu réel de l'œuvre...


Voici enfin la troisième et dernière illustration de la nouvelle (mais première dans le sens de l'histoire), que j'ai réalisée jeudi soir. Une première difficulté était qu'il s'agit du tout premier portrait que je grave sans modèle (j'ai brièvement envisagé, pour le gag, de conférer au personnage les traits de Ray Bradbury, mais y ai renoncé car il ne ressemble au rien à la description que je fais dans le texte). Je devais donc inventer des caractéristiques anatomiques cohérentes, ce que je n’ai réussi, je pense, qu’à moitié. Une seconde difficulté était que je n'ai pas une image « fixe » de ce personnage en tête : il apparaît dans plusieurs de mes fictions, et j'ai tendance à le décrire à chaque fois différemment, en fonction de mon humeur.

Du coup, j’ai suivi mon inspiration du moment en partant des quelques caractéristiques physiques importantes et récurrentes de ce personnage polymorphe : le nez aquilin, les sourcils broussailleux, les cheveux blancs. Un défi était que je devais lui conférer à la fois une attitude bienveillante (c’est un adjuvant du héros) et une physionomie un peu cruelle, propre au personnage. C’est ce que j’ai essayé de faire avec sa moue et le léger froncement du nez, mais je ne trouve pas que ce soit une grande réussite. Les lèvres, franchement, sont ratées. Les oreilles aussi… Je me rends compte que les faire aussi décollées ne s’accorde pas avec le reste du visage (j’ai de plus maladroitement essayé de représenter du poil qui en sort, ce qui n’arrange rien). De même, la mâchoire est trop anguleuse. Je voulais en fait éviter de lui faire un visage trop étroit, mais ai causé une légère disproportion…

Bref, ce n’est pas formidable, comme résultat. J’ai également renoncé à graver une trame en arrière-plan. Cela semblait une bonne idée sur le moment, mais je n’en suis plus très sûr…



Voici ce qui est sorti de la presse. J'ai tiré six estampes non parce que je ne parvenais pas à en sortir une bonne (elles sont très régulières, quasiment identiques en fait) mais parce que j'étais particulièrement satisfait de la netteté d'impression et voulais du coup en avoir un peu plus. Cette gravure recourt davantage à la ligne claire que les autres, et je vois donc d'autant plus la qualité de la presse, qui offre une précision d'impression que je n'aurais jamais pu obtenir à la cuillère...



Les dimensions de base de l'estampe sont 6,7 x 10,1 centimètres ; dans la plaquette, elles sont 6,6 x 10,9. Travaillant à la mise en page sur base du seul scan, je ne me suis en fait rendu compte qu'après coup que je l'avais agrandie. Le rendu, dès lors, est particulièrement décevant. Ici, tout se combine : le manque de contraste dû à la nouvelle encre, le scannage, la perspective de l’impression m’obligeant à passer en noir et blanc (tandis que le mon papier simili japon, de base, est jaunâtre), l'agrandissement... Dès lors, l’image apparaît particulièrement « fade », sans profondeur. Et l’absence de trame de fond n’aide sans doute pas.

J’ai donc le sentiment que quelque chose a été perdu en route : on ne remarque pas bien qu’il s’agit d’une gravure (ça pourrait tout aussi bien être un dessin au crayon scanné). C’est vraiment dommage, je trouve, car la gravure est tout de même quelque chose d’un peu rare aujourd’hui, que je voulais justement mettre en avant...


Du coup, je reste sur un sentiment un peu amer, en ce qui concerne l'illustration de cette nouvelle. Je pense que j'ai commis beaucoup d'erreurs, à cause des délais imposés mais pas seulement : me passer de brouillon, ne pas adopter de suite le format final, me charger moi-même des retouches numériques (là, je m'en veux particulièrement, car j'ai une foule de potes graphistes super calés en la matière et que je n'ai pas pensé une seule seconde à les solliciter)...

Certes, en ce qui concerne la gravure, ce projet aura été l'occasion de quelques expérimentations et — j'espère — de légers progrès. Il m'a en tout cas poussé à m'attaquer à des sujets laissés jusque là inexplorés. Cependant, pour ce qui est du rendu final, c'est une grosse déception.

Mais soit. J'espère tout de même que ce billet vous aura intéressés. N'allez cependant pas croire qu'il expose la bonne manière d'illustrer un livre. C'est tout l'inverse, je pense, au point que je pourrais presque l'intituler : « Comment un parfait autodidacte illustre un livre et fait (quasi) tout de travers. » 

N'oubliez en tout cas pas de repasser par ici, car je posterai dans le courant de la semaine un second billet parlant de la reliure de ma nouvelle. J'ajoute que vous pouvez toujours vous inscrire au tirage au sort pour gagner l'un des vingt-deux exemplaires de La Main de Gloire. Les consignes d'inscription se trouvent toujours ici.


lundi 22 août 2016

Ray's Day 2016

C'est aujourd'hui le Ray's Day. Il s'agit d'une journée de célébration de la lecture, fondée en 2014. Son nom est un hommage à l'écrivain Ray Bradbury (le projet se voulant héritier de sa philosophie), de même que la date choisie, qui est celle de sa naissance. À cette occasion, partout en francophonie, des auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires ou blogueurs partagent gratuitement des textes. L'ensemble de ces initiatives est à découvrir via le site de l'évènement.

J'ai moi-même décidé d'y participer et d'offrir vingt-deux exemplaires numérotés d'une nouvelle inédite, illustrée et reliée artisanalement par mes soins. Celle-ci s'intitule La Main de Gloire ; il s'agit d'un récit écrit fin 2013, d'un fantastique sordide teinté d'épouvante. En voici l'incipit :


La première chose à savoir à propos de Robin, c’est que c’est un minable. Il devait d’ailleurs y être prédestiné, prénommé comme il le fut d’après le mouton du Roman de Renart. Mais ça, Robin veut pas l’admettre : il aspire aux plus grandes destinées. Or c’est un criminel de troisième zone, et un pire sorcier. Pourtant, c'est pas faute d’avoir l’esprit d’entreprise...

Dans les plaquettes offertes, cette nouvelle est précédée d'une préface rédigée par mon camarade Frédéric Gaillard, un nouvelliste de grand talent dont j'ai déjà parlé ça et là, sur ce blog (jetez donc un œil à son nouveau recueil Infemmes et Sangsuelles ; il vaut le détour). Voici un bref extrait de la présentation dont il m'a gratifié :


Dans la nouvelle que vous allez lire, il est question de sorciers de bas étage, d'objets de pouvoir, d'inquiétants créanciers et de forces maléfiques. Quelques-uns des ingrédients propres à la pratique, non sans risque, de la sorcellerie.
Le tout brassé dans le chaudron cérébral d'un passionné du genre, et savamment distillé par sa plume alerte.

Et puisque des images valent bien mieux qu'un long discours, voici quelques photos du produit fini. Vous pouvez cliquer dessus pour les afficher en plus grand.


Quelques-uns des vingt-deux exemplaires de la nouvelle. Chacun fait cinquante-six pages hors couverture.
Ils ont été assemblés via une reliure japonaise ; la couverture est en papier marbré orné d'un embossage.

Les première et quatrième de couverture côte à côte.
Le format est un peu atypique : 9,7x13,8 centimètres, soit un peu plus petit qu'un A6.

La page de titre. Encore mille mercis à Frédéric pour la préface.


La nouvelle est divisée en dix-sept courts chapitres, la plupart précédés d'exergues.


La nouvelle est dotée de trois illustrations. Elles sont initialement réalisées en pointe sèche sur Tetra Pak et imprimées manuellement en taille-douce, avant d'être scannées et insérées dans le texte.


Chaque exemplaire est numéroté et signé. Voici le colophon du premier.

Comme mentionné plus haut et dans l'esprit du Ray's Day, ces plaquettes, je vous les offre. C'est tout à fait gratuit, sans contrepartie aucune ni frais de port. Étant donné le faible nombre d'exemplaires, et afin de laisser à chacun sa chance, ils seront cependant distribués via un tirage au sort.

Pour y participer, envoyez-moi simplement un courrier électronique (ni commentaire, ni message via Facebook, s'il vous plaît) à commande@juliennoel.be, en indiquant « Ray's Day » en objet et votre adresse postale dans le corps du message. Les inscriptions seront acceptées jusqu'à mercredi minuit (UTC+2) ; le tirage au sort aura lieu dans la soirée de jeudi. L'offre est valable partout dans le monde.


Mon blog devrait être assez animé cette semaine car, outre les résultats du tirage au sort, j'y publierai un petit « making-of » du livre et certainement un bilan global de l'expérience. Pour l'heure, je vous souhaite à toutes et à tous un très joyeux Ray's Day. J'espère que mon cadeau vous plaira : j'ai pris énormément de plaisir à le concevoir, et j'ai l'espoir que vous en ayez tout autant à le lire.

N'hésitez surtout pas à partager cette initiative autour de vous, de même que celles de mes très nombreux confrères, blogueurs et écrivains, engagés dans l'aventure. Énormément de contenus de toutes sortes (sur papier, en numérique, en audio, etc.) sont et vont être partagés aujourd'hui. Profitez-en !

mercredi 17 août 2016

Portrait de Michel de Ghelderode

Ayant reçu ma presse à taille-douce en fin de semaine dernière, j’ai effectué cet essai aussitôt que je l’ai déballée et montée, dimanche en fin de soirée. Franchement impatient d’imprimer, j’ai effectué la gravure assez rapidement, en grosso modo une heure. C’est également la raison pour laquelle j’ai opté pour un format légèrement plus grand que d’habitude et n’ai qu’esquissé le torse.

Portrait de Michel de Ghelderode, pointe sèche sur Tetra Pak, simili papier japon 225g/m2, 8.1x12.5 cm, août 2016.

Je suis fort content du résultat, surtout considérant que mon attention n’était pas entièrement dirigée sur le dessin (j’étais non seulement impatient de tester la presse mais aussi éreinté après une semaine et un weekend très chargés au travail) et que je gravais, une fois encore, sans esquisse ni repère, quoique d’après photo. Peut-être est-ce dû au fait que j’ai ainsi travaillé plus spontanément, mais je trouve que ce portrait a belle allure. Il y a bien sûr quelques légers soucis d’ordre anatomique (au niveau de l’oreille notamment), mais il me semble qu’on n’en reconnait pas moins bien le modèle. Son regard est un peu moins sombre sur l’estampe que le laisse penser le scan, mais je suis heureux des deux résultats.

La plaque gravée.

Certes, il s’agit, bien que je me sois basé sur des photographies, d’une version un peu fantasmée et assombrie de de Ghelderode, mais je ne pense pas qu’il m’en aurait tenu rigueur. Il était lui-même assez féru de déguisement et de mise en scène, allant jusqu’à se faire appeler, dans sa jeunesse, « Adolphe Adhémar, comte von Lauterbach » (un titre auquel il ne pouvait bien sûr nullement prétendre). Cocasse, non ?


Concernant ma presse (j’ai fait l’acquisition d’une petite Fome, modèle 3623), je suis très très content de mon achat. C’est un investissement, mais j’ai été soufflé tant par la facilité que par la qualité d’impression. Ayant l’habitude de devoir appuyer comme un damné sur ma cuiller pour imprimer, j’avais commencé par serrer assez fort les rouleaux, avant de me rendre compte que cela n’est aucunement nécessaire car leur poids produit déjà bien assez de pression. Dès lors, la manœuvre est vraiment très aisée : quelques coups de manivelle et l’affaire est faite. Je gagne donc un temps fou.
 

L'engin tout juste déballé.

Quant à la qualité, elle est vraiment au rendez-vous, même avec une plaque de Tetra Pak, qui n’est vraiment pas le support ultime en termes de précision et de propreté d’impression. Néanmoins, mes estampes sont nettes et régulières. Je me rends dès lors davantage compte de l’importance de l’humidification du papier et de l’essuyage, via lesquels on peut apporter une foule de nuances à l’œuvre. Il me reste énormément à apprendre — j’en prends conscience — pour vraiment maîtriser ces étapes…

Les différents tirages.


Mon prochain gros objectif, c’est la pointe sèche sur cuivre. Avant cela, je vais néanmoins me consacrer intensivement durant une dizaine de jours à une sorte de « projet de synthèse » longtemps reporté, qui va non seulement beaucoup solliciter ma presse, mais également mes différentes compétences acquises à la fois dans les domaines de l’écriture et de la gravure. Promis, je vous en dis plus très très vite.
 


Les autres portraits composant ma « galerie des Vilains Bonshommes » :

lundi 8 août 2016

Mes lectures de juillet

La chronique vidéo de mes lectures du mois de juillet est en ligne. Découvrez-la ci-dessous !



Références bibliographiques des livres lus :
  • Julie BROUSMICHE, sous la direction d’Agnès GUIDERDONI, Du roman-fleuve au conte de fées. Entre continuité et distance, mémoire de maîtrise, faculté de philosophie, arts et lettres, Université catholique de Louvain, 2016, 108 p.
  • François EMMANUEL, La Leçon de chant, Paris, éd. de la Différence, coll. « Littérature », 1996, 138 p.
  • Victor DEVOGEL, Le Nuton de la grotte aux lunes, illustré par D. PIRYNS, Bruxelles, éd. Librairie Vanderlinden, 1940, 96 p.
  • Catherine CLÉMENT, La Putain du Diable, Paris, éd. Flammarion, 1996, 402 p.