lundi 25 juillet 2016

Portrait de Maurice Rollinat

J'ai gravé ce weekend un nouveau portrait sur Tetra Pak. J'ai mis cette fois à l'honneur le poète Maurice Rollinat (1846-1903).

L'impression sur papier japon (36g/m2).

L'impression a été un peu laborieuse. J'ai en effet voulu tester un nouveau papier, acheté spécialement pour cet usage. Je n'en suis cependant pas entièrement satisfait : il a beaucoup bavé et s'est révélé assez difficile à travailler (en particulier, j'ai peiné à l'humidifier de manière uniforme et sans excès). Je suis dès lors un peu déçu, d'autant plus que le rendu initial de la plaque m'avait fait miroiter un meilleur résultat...

La plaque gravée (6,5 x 9,7 cm).

La plaque encrée.

Notez que la gravure n'est pas non plus parfaite : je lui ai fait malgré moi un menton en galoche et un nez un peu trop en trompette. De même, je ne suis pas satisfait du rendu de ses yeux : on dirait qu'il les a sombres et humides, comme un rongeur...

J'ai également imprimé une série sur papier pour photocopieur (plus dense et buvant dès lors moins l'encre), en espérant une amélioration. Cependant, je ne suis pas non plus heureux du résultat : cette estampe est plus nette, mais cela n'en fait que plus ressortir les défauts.

L'impression sur papier pour photocopieur.


Je commence dès lors à être un peu frustré par cette technique, et pense que je vais la laisser de côté quelques temps. Je m'y remettrai en août, lorsque j'aurai reçu la presse que j'ai commandée. Elle me fera non seulement gagner un temps précieux mais uniformisera également mes estampes, à ce stade fort différentes les unes des autres. J'ai donc hâte de pouvoir revenir vers vous avec de nouvelles œuvres à montrer.



Les autres portraits composant ma « galerie des Vilains Bonshommes » :

vendredi 22 juillet 2016

Portrait de Théophile Gautier

Je poursuis ma « galerie des Vilains Bonshommes » avec un portait de Théophile Gautier. Ce dernier s'y trouvera en bonne compagnie, puisqu'il rejoint Jean Ray, Gerald Gardner, Marc-Louis Questin, Émile Verhaeren, Raspoutine et Charles De Coster.

Il s'agit une fois encore d'une gravure à la pointe sèche sur Tetra Pak, de petit format (10x8 cm). J'ai gravé la plaque le 12 juillet, et je l'ai imprimée le 18. Mon estampe préférée est la suivante, car elle a subi un défaut d'impression assez chanceux. En effet, un léger décalage de la feuille, lors de l'impression bricolée « à la cuiller » a provoqué un rendu un peu flou, dans la moitié supérieure de l'image. Il me semble que cela rend particulièrement bien, étant donné mon projet et vu que cela confère un regard plus profond et inquiétant à mon sujet. Du reste, je trouve que cela masque le côté naïf de mon style, qui me déplaît assez...



En comparaison, voici une autre estampe de cette série, qui est parfaitement nette, et dès lors moins contrastée. Ma préférence va donc clairement à la première.

dimanche 10 juillet 2016

Mes lectures de juin

La chronique vidéo de mes lectures de juin est désormais en ligne.



Références bibliographiques des livres lus :
  • COLLECTIF, Sorcellerie. Magie blanche ou Magie noire, Paris, éd. Atlas, 1996, 128 p.
  • George SAND, La Mare au diable, Paris, éd. Bookking International, coll. « Classiques français », [1846] 1993, 192 p.
  • Mercedes LACKEY, Sœurs de sang (traduit de l’américain par Dominique Haas), éd. Pocket, coll. « Science-fiction », [1988] 1995, 320 p.
  • Patrick BADE, Alphonse Mucha (traduit de l’anglais par Mariane Rosel-Miles), Londres, éd. Sirrocco, 2005, 80 p.
  • Jack SPICER, Billy The Kid (traduit de l’américain par Joseph Guglielmi, suivi du texte original), Marseille, éd. L’Odeur du temps, [1958] 2005, non paginé.
  • Aloysius BERTRAND, Œuvres poétiques, Paris-Genève, éd. Slatkine, coll. « Ressources », n° 122, [1926], 1981, 142 p.

mardi 5 juillet 2016

Portrait de Charles De Coster

Voici ma dernière estampe. J'ai réalisé et la gravure et l'impression dimanche dernier. À nouveau, j'ai recherché la spontanéité et la rapidité d'exécution. Aux dépens de la fidélité de ma représentation, j'en ai peur...

Portrait de Charles De Coster, pointe sèche sur Tetra Pak, 12.5x8.7 cm, juillet 2016.

Initialement, ce bonhomme était censé être Charles De Coster, l'auteur de « La Légende d'Ulenspiegel » (l’un des chefs-d'œuvre de la littérature belge et l'un de mes romans préférés). La ressemblance est au mieux très vague. Ce problème était assez prévisible, puisque je grave directement à main levée, sans esquisse. Ici, j’ai commencé par le front et le nez, avant de dessiner le reste du visage et le torse. Du coup, j’ai manqué de vision d’ensemble et ai complètement déformé la physionomie de mon modèle, qui avait en réalité le visage nettement moins allongé. De même, il me semble que je lui ai fait la tête bien grosse, par rapport à son corps…

Il y a également d’autres problèmes : l’ombre de la pommette que j’ai trop accentuée et qui prend dès lors des airs de rouflaquette ; l’œil gauche que je ne suis pas parvenu à laisser deviner derrière l’arête du nez ; le col et le nœud de cravate qui manquent de relief et semblent du coup tout à fait plats ; les revers de la veste qui ne sont pas symétriques… Cependant, quelques éléments me semblent à l’inverse indiquer un léger progrès, dans les techniques de tramage et d’impression, notamment.

Mes différentes impressions, assez uniformes cette fois.

Bref, ça commence à venir, petit à petit. « Y’a plus qu’à » défigurer quelques dizaines de mes idoles et je serai au top. J’espère qu’elles ne m’en tiendront pas rigueur…

lundi 4 juillet 2016

Bleu d'Encre n° 35

J'ai la joie de vous annoncer que je suis au sommaire du nouveau numéro de la revue de poésie Bleu d'Encre. Claude Donnay, son directeur, m'a en effet fait l'honneur de sélectionner trois de mes textes et de les insérer dans ces pages.


Il s'agit d'abord de mes deux premiers « Mystères égyptiens », écrits en mai 2015 et que certains d'entre vous ont déjà pu découvrir sur mon blog. Un de mes poèmes inédits les a de surcroît rejoints : il s'agit d'un texte fort récent (écrit en avril dernier) qui s'intitule « Esprit de famille ».

Ce dernier est rédigé dans le style de mon premier recueil. Je me suis en effet remis dernièrement à écrire des « Histoires de sorcellerie », ainsi que je l'ai fait avec acharnement depuis 2011. Bien sûr, il y a une évolution, due notamment à la maturation de mes goûts et à mes lectures récentes, qui constituent de nouvelles inspirations.

Ce poème intitulé « Esprit de famille » est le premier produit de ce « retour aux sources » que je soumet au jugement d'un public. Je serais donc ravi si je pouvais obtenir des retours constructifs de lecteurs de la revue. Et si vous n'êtes pas abonné, je ne peux que vous recommander ce périodique, qui offre deux fois l'an une sélection de très beaux textes, pour un montant d'abonnement plus que dérisoire.