lundi 20 juin 2016

Portrait de Raspoutine

L'estampe.

Après mon portrait d'Émile Verhaeren, j'ai continué sur ma lancée avec ce portrait de Grigori Efimovitch Raspoutine, gravé jeudi soir sur Tetra Pak et imprimé samedi. À nouveau, c'est un petit format (13,6 x 8,7 cm), tracé à main levée et d'après photos.

La plaque gravée.

J'ai réalisé des impressions sur trois papiers différents, et suis plutôt content de celle-ci qui est particulièrement nette. L'autre challenge était de représenter correctement les ombres dans sa soutane, en variant la densité des traits. Si ce n'est pas parfait, ce n'est pas trop raté non plus. En revanche, je suis un peu frustré par le rendu de ses mains, qui me semblaient plus réussies avant que je ne les retravaille à outrance...

Mes différents tirages.

jeudi 16 juin 2016

Portrait d'Émile Verhaeren

Cela faisait longtemps : je me suis remis cette semaine à la gravure sur Tetra Pak. Pour l'occasion, j'avais envie d'agrandir la série que j'ai débutée l'année passée et que je serais tenté d'intituler la « Galerie des Vilains Bonshommes ». Il s'agit de portraits d'artistes et de penseurs que j'apprécie, que je réalisais initialement en linogravure. Après Jean Ray, Gerald Gardner et Marc-Louis Questin, je me suis donc cette fois penché sur les traits (et sur la moustache emblématique !) du poète Émile Verhaeren.


J'ai gravé cette petite plaque (13 x 7,2 cm) lundi soir, à main levée mais en me basant sur des photographies et sur le portrait de Verhaeren par John Singer Sargent. L'idée était d'une part d'essayer de travailler plus vite et plus spontanément, et d'autre part d'améliorer ma gestion des noirs et du contraste. Sur ce dernier point, c'est une réussite, je pense : ce dont je suis le plus content, dans cette gravure, est en effet son arrière-fond. Pour ce qui est du visage et de la veste, il y a bien plus de défauts...


J'ai imprimé l'estampe dès le lendemain et, à ce niveau, je ne suis pas non plus satisfait de ma technique… J'ai simplement réalisé l'impression en taille-douce « à la cuiller », sur du papier blanc de photocopieur. Or, il est difficile d'obtenir une image parfaitement nette sans presse, et ce papier tend à baver un peu (ici, cela se voit notamment en bas sur le gilet et à droite sur le visage). J'ai aussi fait un test avec un papier vélin, mais il était trop épais. Je vais donc faire des essais pour en trouver un plus adapté.

Je pense dès lors que d'autres portraits vont suivre, vu que c'est un excellent exercice...

mercredi 15 juin 2016

Exergue dans « Infemmes et sangsuelles »

Aujourd'hui, j'ai vingt-six ans. Hasard du calendrier, c'est cette nuit que j'ai découvert une citation de mon recueil de poésie, en exergue du livre Infemmes et sangsuelles de Frédéric Gaillard. Et il n'y a pas à dire : cela fait très plaisir, de voir ses vers essaimer ainsi ailleurs. C'est donc comme un très beau cadeau d'anniversaire de la part de mon ami Frédéric, que je remercie chaleureusement.



Son recueil de nouvelles vient de paraître aux éditions Lune Écarlate, et c'est du tout bon. Je ne peux dès lors que vous inviter à y jeter un œil :

Infos & commandes.

jeudi 9 juin 2016

Sort de protection des livres V

Dimanche passé, j'ai conçu et dessiné un nouveau « sort de protection des livres » (j'explique la démarche à l'origine de cette série, que j'associe somme toute à de la poésie visuelle, dans ce billet). Celui-ci a été apposé à la dernière page de mon exemplaire de Sorcellerie. Magie blanche ou Magie noire, un petit (et très médiocre) ouvrage anonyme (probablement collectif) publié par les éditions Atlas. J'ai acheté ce dernier tout récemment en brocante, pour un euro ; j'en parle un peu dans la chronique vidéo de mes lectures d'avril.

Guère inspiré, je me suis contenté de reproduire la forme talismanique traditionnelle de la formule ABRACADABRA... Du reste, j'étais un peu las des malédictions visant les voleurs ; je suis donc parti sur une idée plus positive. Cela, j'en conviens, ne fait guère sens, vu que la signification qu'on donne le plus couramment à ce mot magique est : « Envoie ta foudre jusqu'à la mort. » Cependant, une autre étymologie possible (le débat n'a jamais été tranché) lui donne le sens suivant : « La bénédiction a parlé. » Dès lors, mon sort n'est pas si absurde que cela ; et au reste, cela faisait un bon exercice pour apprendre à tracer de beaux A majuscules...

Si, dans l'ensemble, je n'en suis pas mécontent, force est de constater que j'aurais pu être plus concentré et plus soigneux en le traçant. J'ai en effet raté mon alignement sur la droite, et ai même interverti deux lettres ! J'ai aussi l'impression que, tout occupé à mes capitales, j'ai négligé la minuscule caroline, qui est ici un peu maladroite. Mais je ferai mieux la prochaine fois !

lundi 6 juin 2016

Mes lectures de mai

Le compte-rendu vidéo de mes (rares) lectures de mai est en ligne.



Voici les références bibliographiques des deux livres lus ce mois :
  • Charles NODIER, Trilby, Paris, éd. Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche – Les Classiques d'aujourd'hui », [1822] 1995, 96 p.
  • Denis LABBÉ, Promenades avec Seignolle, Paris, éd. de l'Œil du Sphinx, coll. « La Bibliothèque d'Abdul Alhazred », vol. II, 2001, 182 p.

jeudi 2 juin 2016

Sort de protection des livres IV

J'ai réalisé hier un nouveau « sort de protection des livres » (j'explique la démarche à l'origine de cette série, que j'associe somme toute à de la poésie visuelle, dans ce billet). Celui-ci a été apposé à la dernière page de mon exemplaire de Présences du Diable de Xavier Coadic (encore un ouvrage acheté en bouquinerie, que je n'ai d'ailleurs toujours pas pris la peine de lire).

Cette fois encore, j'ai tenté de transcrire ma formule dans une sorte de minuscule caroline improvisée. Et comme, mine de rien, j'observe petit à petit de vagues progrès dans la calligraphie, j'ai ajouté un challenge supplémentaire : cette sorte de « sigil » magique, qu'il m'a fallu concevoir.

J'avoue m'être laissé aller à la fantaisie, en gribouillant ce pseudo carré magique, doté d'arabesques pour lui donner l'air d'un vévé vaudou. Je laisse mes lecteurs les plus avertis ou les plus perspicaces deviner d'où sortent les lettres qu'il contient...