dimanche 24 janvier 2016

Fiche de lecture sur L'Art de la guerre de Sun Zi


Tout dernièrement, j'ai publié chez Lemaitre Publishing une fiche de lecture consacrée à L'Art de la guerre de Sun Zi, un ouvrage classique de stratégie militaire. Elle participe à la collection lePetitLittéraire.fr, réputée pour sa rigueur et dont l'équipe éditoriale a effectivement passé ma copie au crible d'une relecture impitoyable. Voici la présentation par l'éditeur de ce petit livre :

Cette fiche de lecture rédigée par Julien Noël, maitre en langues et littératures françaises et romanes, s’avère l’outil idéal pour aborder simplement, mais efficacement, L’Art de la guerre, le traité militaire rédigé par Sun Zi.
Un résumé synthétise la pensée du maitre en stratégie militaire. Après avoir exposé la structure de l’œuvre, ils abordent l’importance de la connaissance de l’ennemi, les caractéristiques de la guerre psychologiques et les principes de bonne gestion et de prudence. L’analyse se poursuit avec les spécificités de l’ouvrage, telles que le statut ambigu du livre, la dialectique de l’inventaire, le substrat philosophique, la question de la réception et de la postérité de l’œuvre et le fait qu’il s’agisse davantage d’un guide plutôt que d’un manuel. Plusieurs questions viennent clôturer ce document pédagogique en proposant diverses pistes de réflexion sur cette œuvre millénaire.

Cet ebook est en vente au prix de 3,99 euros sur le site de l'éditeur et sur les librairies en ligne (Amazon, La Fnac, etc.). Un aperçu du livre peut être visualisé à cette adresse.

dimanche 10 janvier 2016

L'illustration de couverture de mon recueil

J'en ai déjà parlé dans ma vidéo de déballage, mais je souhaite revenir aujourd'hui en détails sur la signification et les références de l'illustration de couverture de mon recueil. Pour rappel, celle-ci a été dessinée à la plume par mon amie Agathe Gabrielle Delaite.


Le concept, en revanche, est de moi. Il est en fait bien antérieur à la signature du contrat d'édition et même à la rédaction de certains textes inclus dans le recueil. C'est en août 2014, au terme d'une longue rêverie estivale, en voiture je pense, que j'ai eu cette idée de me représenter avec les attributs du démon Baël.

Mes premières notes relatives à cette idée, datées du 11 août 2014.

Baël (je préfère l'écrire avec un tréma, pour la mini-homologie avec mon propre patronyme) est un démon majeur, parfois assimilé au dieu sémite Baal. Réputé roi de la partie orientale des Enfers, il est référencé en toute première position dans le fameux Pseudomonarchia daemonum (1577) et dans l'« Ars Goetia » du Lemegeton Clavicula Salomonis (XVIIe siècle). La raison pour laquelle je l'ai choisi, outre sa consonance, est qu'il est dit commander 66 légions infernales ; or il y a 66 poèmes dans mon recueil.

Sa représentation traditionnelle consiste en un être tricéphale (aux têtes d'humain, de chat et de crapaud) juché sur des pattes d'araignée. Ceux d'entre vous qui ont déjà lu le livre savent que ces animaux ne sont pas absents de mes vers. D'autre part, la tête humaine offrait l'opportunité de me mettre en scène et ainsi dispensait d'afficher ma photo en quatrième de couverture, ce dont je n'avais pas vraiment envie. Comme conserver la couronne qui la coiffe traditionnellement aurait été fort prétentieux, nous avons opté pour ce joli shako orné d'un sphinx tête de mort (plusieurs autres idées avaient été évoquées : un casque à pointe, un bonnet de Père-Noël...).

Louis Breton, « Baël », gravure par M. Jarrault, illustration pour Jacques Collin de Plancy, Dictionnaire infernal, [1818] 1863.

Si vous observez le brouillon montré plus haut, vous constaterez que le concept a un peu évolué, entre sa phase de planification et sa réalisation finale. Il avait ainsi été envisagé qu'une patte brandisse une poule noire par le cou, qui lâcherait un œuf en vol ; celle-ci s'est finalement retrouvée dans la gueule du chat. J'avais aussi pensé à enfiler au bout de chaque patte un patin à roulettes, en référence à Harry Potter, mais cela complexifiait un peu trop l'affaire, au regard de l'espace disponible sur la couverture. C'est donc par esquisses successives qu'Agathe et moi avons construit cette image. En voici quelques unes.




Le dernier élément ajouté est la marotte macabre. Celle-ci me tenait à cœur car elle constitue une référence à l'univers de Félicien Rops, dont l'influence est présente partout dans mon recueil, en filigrane. On trouve en effet un sceptre très semblable dans une de ses Dame au pantin et un autre croisé avec sa pointe sèche, dans la représentation de la devise qu'il s'est créée et conformément à laquelle il vécut : « Rops suis, aultre ne veulx estre. »

Je ne suis du reste pas le premier à oser cet hommage, puisqu'on retrouve cette même marotte sur la marge d'une œuvre du peintre gantois Jan Frans de Boever (1872-1949), à mes yeux un héritier spirituel de Rops. Le titre de cette œuvre ? Sabbat. Comme quoi on y revient toujours...

Félicien Rops, La Dame au pantin, aquarelle et crayon de couleur sur papier, 38,5x26,5 cm, 1885.

Félicien Rops, détail de Portrait de Rops à la marotte macabre, eau-forte, 45x32 cm, 1887.


Jan Frans De Boever, Sabbat, gouache sur papier, 32x23 cm, 1917.

samedi 2 janvier 2016

Mes lectures de 2015

Voici venue l'année 2016 et le temps des résolutions. En toute franchise, je les tiens rarement. Je souhaite cependant prendre cette fois un engagement public, de manière à y être davantage contraint. Ma résolution pour 2016 est simplissime : lire plus.

En effet, à mon grand regret, je ne lis pas beaucoup ; ou en tout cas nettement moins que j'avais l'habitude de le faire à l'adolescence, où je dévorais plusieurs romans par semaine. Toutefois, avec mes années à l'université, j'ai drastiquement changé mes habitudes de lecture : à présent, je lis et relis, relis certains passages à haute voix, réfléchis beaucoup trop et prends un tas de notes souvent inutiles. Bref, je n'avance plus. 

Du reste, alors que je ne lisais jadis que des romans, je lis à présent énormément d'articles, de poèmes ou nouvelles piochés ça et là... Dès lors, et selon cette déplorable tendance contemporaine voulant qu'on ne sache plus fixer longtemps son attention sur grand-chose, je papillonne sans cesse sur mes lectures sans plus jamais rien approfondir.

Un autre gros problème, qui constitue d'ailleurs une sous-partie de ma résolution, concerne les séries télévisées, que je vois désormais comme un véritable poison et qu'il me faut continuer à chasser dans leur grande part de mon quotidien. Voici donc la résolution la moins originale du monde, mais que je crois tout de même salutaire : passer moins de temps avachi devant un écran et (bien) plus plongé dans des livres.

Pour tenter de me tenir à ce projet, j'ai prévu de rendre compte chaque mois de mes lectures, soit dans une note de blog, soit dans une courte vidéo — je ne sais pas encore. J'espère dès lors pouvoir compter sur vos encouragements ou sur vos remontrances, selon que je faillis ou non à ma mission...

Et pour commencer, de manière à fixer un étalon et à ainsi mesurer les progrès à accomplir, voici mes minables vingt-quatre lectures de 2015, à peu près dans l'ordre chronologique. Cette liste ne reprend que les livres lus d'une couverture à l'autre (car j'ai tendance à en entamer bien plus). Il y a de tout : beaucoup de plaquettes très fines, quelques rares briques ; des romans lus pour préparer mes cours, des essais lus pour préparer des articles ; de formidables découvertes et de grosses déceptions ; pas grand-chose, en somme.

  • Ella Balaert, La Lettre déchirée ;
  • Marie-Aude Murail, Simple ;
  • Alexandra David-Néel, Mystiques et magiciens du Tibet ;
  • Joris-Karl Huysmans, Là-bas ;
  • Charles-Gustave Burg, Le Pantacle de l’ange déchu ;
  • Amélie Nothomb, Pétronille ;
  • Fred Uhlman, L’Ami retrouvé ;
  • Collette Cécile, Le Monde expliqué aux vieux : la Violence ;
  • William Gibson, Neuromancien ;
  • Amélie Nothomb, La Nostalgie heureuse ;
  • Jean Muno, L’Hipparion ;
  • Joanny Bricaud, Huysmans, occultiste et magicien ;
  • Caroline De Mulder, Bye Bye Elvis ;
  • Frédéric Gaillard, Le petit oiseau va sortir ;
  • Joanny Bricaud, J.-K. Huysmans et le satanisme ;
  • Gustave Boucher, Une séance de spiritisme chez J.-K. Huysmans ;
  • Pierre Mac Orlan, Le Nègre Léonard et Maître Jean Mullin ;
  • Jules Garinet, Histoire de la magie en France ;
  • Justine Niogret, Chien du heaume ;
  • Christian Jacq, Djédi le magicien et les chambres secrètes de la grande pyramide ;
  • Sun Zi, L’Art de la guerre ;
  • Mikaël Ollivier, La vie, en gros ;
  • Jean d’Ormesson, Dieu, les affaires et nous ;
  • Théophile Gautier, Le Roman de la Momie.

Je vous souhaite en tout cas une excellente année 2016 et de merveilleuses lectures, que vous ayez ou non pris une résolution à cet égard. On se retrouve à la fin du mois de janvier pour un premier bilan.

vendredi 1 janvier 2016

Annonces diverses

J'ai tout dernièrement eu la chance d'être interviewé par Régis Filieux pour le webzine Branchés Culture. Nous avons parlé de mon tout nouveau recueil de poésie et de mon parcours d'auteur. Cette longue interview a paru mercredi, et je vous invite à la découvrir via ce lien.

Du reste, je vous signale qu'il vous est désormais possible de m'acheter directement mon livre, via l'onglet « Commander mon recueil », en haut de cette page. Cette option s'adresse avant tout à ceux d'entre vous qui désireraient une dédicace. D'autre part, je signale à mes condisciples namurois que mes Contes du sabbat sont également en dépôt à mon bar préféré, Aux 3D.

L'affiche annonçant mon livre, aux 3D.

Enfin, le recueil est désormais référencé sur Booknode et sur Goodreads. N'hésitez donc pas à l'ajouter à votre bibliothèque, si d'aventure vous êtes membre de ces communautés.