dimanche 10 mai 2015

Premier(s) essai(s) de kitchen litho

Dès janvier dernier, j'ai réalisé plusieurs essais d'estampes via la technique de la « kitchen litho », mise au point par Émilie Aizier. Ce furent de lamentables échecs. Cependant, je suis tout dernièrement parvenu à obtenir un vague résultat, que je vous fais partager.

La « kitchen litho » est un procédé dérivé de la lithographie. En bref, cela consiste à graver avec du soda — par acidulation — une feuille d'aluminium sur laquelle il a été dessiné au crayon gras, puis à l'encrer grâce à la répulsion entre l'encre à base d'huile et l'eau dont on l'a enduite.

En théorie, cela semble simple. En pratique, les choses sont plus compliquées, ainsi qu'en témoigne ce premier essai assez raté. La piètre qualité de l'estampe provient, d'une part, de ma surestimation de la netteté permise par cette technique et, d'autre part, de traces de doigts que j'ai involontairement faites sur les bords de la planche.

Un mot sur le sujet choisi pour cet essai : il s'agit de la représentation classique du démon Baël (un être tricéphale — humain, chat et crapaud à la foi —, couronné et juché sur des pattes d'araignée) auquel j'ai donné les traits de Gérard Depardieu. Sans raison particulière.

Le dessin réalisé au crayon lithographique.

L'estampe.

Avant de m'attaquer ainsi à Depardieu, j'ai réalisé plusieurs autres essais avortés. Ayant commis différentes erreurs (mauvais choix d'encre, dessin réalisé sur la mauvaise face de la feuille d'aluminium, etc.), ces tentatives ne produisirent aucune estampe. Voici néanmoins des photographies des dessins que je comptais reproduire.

Le dieu mésopotamien Pazuzu avec des tentacules ; ce concept a finalement été exploité par une linogravure.

Un scarabée ailé égyptien.

Un autre, finalement également reproduit en linogravure.

Une sorcière chevauchant un bouc jusqu'au sabbat, inspirée de celles du graveur français Joseph Apoux.

Vous le constatez : il reste du travail. Mais je vous ai déjà souvent dit combien je crois en l'apprentissage essai-erreur. Après tout, cette chose immonde — ma toute première estampe — ne date que d'il y a quelques mois. Or, un sacré chemin a déjà été parcouru depuis ce balbutiement. À très bientôt donc, avec de nouvelles kitchen lithos — moins laides, j'espère !

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