samedi 25 avril 2015

Horrifique #107

Cela faisait quelques temps que je n'avais pas publié de texte ; a paru le mois dernier l'une de mes nouvelles dans le cent-septième numéro du fanzine Horrifique. Il s'agit d'un numéro spécial, sous-titré « Lovecraft plus vivant que jamais - 2 » ; le texte que j'y ai glissé est donc, vous l'aurez compris, une fanfiction. La toute première et la seule que j'ai écrite, je pense...


La première de couverture.

Rédigée déjà en novembre 2013, elle s'intitule La Sorcière de Dunwich et constitue un genre d'antépisode à la célèbre Abomination de Dunwich du maître. Elle comporte en outre une référence appuyée au Sacrifice de Rops (vous n'ignorez pas ma fascination pour cet artiste).

Parlant de gravure, puisque Le Sacrifice en est une, il me faut aussi mentionner que cette publication se double d'une seconde. En effet, ce numéro édite également, pour la toute première fois, une de mes estampes. Je ne vous l'ai pas encore montrée, celle-là, vu que je la voulais garder inédite. Il s'agit de la plus grande linogravure que j'ai jamais faite (15x20 cm), ainsi que de la plus compliquée.


Elle s'inspire de la statuette du dieu/démon mésopotamien Pazuzu, aujourd'hui exposée au Louvre (fut un temps, l'on me surnommait « Zuzu », j'ai donc depuis lors une tendresse spéciale pour cette chimère). Selon mon habitude, je l'ai un peu travesti en changeant ses ailes en tentacules et en l'« immergeant » dans des traînées de bulles. D'où son titre : Idole abyssale.

La plaque gravée.

À noter que ma nouvelle a déjà reçu une critique positive. Elle l'a doit à Stein, dont un texte la côtoie au sommaire et qui l'a commentée en ces mots : « De facture plus classique, mais diablement efficace, à tel point qu’on se croirait en présence d’un des membres du cercle "officiel". Bravo monsieur Noël. » Merci à lui pour cette appréciation !

mercredi 1 avril 2015

Second article publié dans Faunerie

Après la publication dans le webzine Faunerie d'un premier article consacré au motif de l'initiation intergénérationnelle dans les scènes de sorcellerie, je continue à explorer l'iconographie sabbatique via un second, paru cette semaine. Celui-ci s'intitule : En route pour le sabbat des sorcières (2) : main de gloire et cheminée, étude d'un « même » pré-internet (cliquer sur le titre pour le lire). J'y développe une idée — par ailleurs déjà exposée sur ce blog — selon laquelle un détail d'une gravure de Brueghel l'Ancien a été transposé presque tel quel dans plusieurs œuvres postérieures.

Une dizaine de peintures et gravures y sont analysées et je pose en outre un parallèle entre celles-ci et des œuvres littéraires comme des poèmes d'Aloysius Bertrand ou les romans Harry Potter. Cette fois encore, vos avis sont bien sûr les bienvenus ; je serais ravi d'avoir un retour sur ma réflexion.


Pieter Brueghel l'Ancien, Diuus Iacobus diabolicis praestigiis ante magum sistitur, 1565.

Frans Francken le Jeune, Un sabbat de sorcières, date inconnue.