dimanche 30 novembre 2014

Créatures #2

Ma dernière publication papier en date est une nouvelle, intégrée au second numéro de la revue Créatures, éditée par la maison éponyme. Il s'agit d'un texte plutôt récent, dont je suis plutôt satisfait. Il s'intitule La Fille du tableau, ou Un Stuck en stuc. Ainsi que son titre l'évoque peut-être à certains, il y est question d'art, et notamment des œuvres du peintre symboliste Franz von Stuck, que j'apprécie particulièrement.



Voici l'incipit de ma nouvelle :
— Si c'est encore au sujet de tes foutus vasabras, je te jure que je fous le camp direct ! J'aime autant retourner étudier en bibliothèque que de supporter encore cette absurdité...
Les vasabras sont l'une des lubies de Julien. Amateur d'art, cet étudiant en Lettres fit un jour l'héritage d'une infâme croûte représentant un bouquet de fleurs dans un vase. Contre l'avis de tous, qui y ont vu une œuvre fort médiocre, Julien a crié au génie : plus qu'une simple nature morte, sa petite huile sur bois serait en fait l'authentique représentation d'un vase à bras ! Ses proches ont eu beau lui répéter que ce n'étaient là que des hanses très mal peintes, il n'a pas voulu en démordre : ce sont des bras, donc ce n'est pas vraiment un vase, mais plutôt une créature semi- anthropomorphe, une œuvre un brin surréaliste, bref l'expression d'un peintre de génie — et modeste, avec cela, puisqu'il a signé son tableau d'une simple initiale !
Le texte débute ainsi ; la suite est à découvrir dans la revue (commandez-la ici). Vous remarquerez qu'il s'agit d'une autofiction, genre que je pratique somme toute assez peu. Elle est cependant accompagnée d'un zeste de réalisme magique ; mes lecteurs les plus fidèles devraient donc également y trouver leur compte.

samedi 29 novembre 2014

Du neuf en vers

Dans mon dernier billet, j'ai détaillé mes récentes publications en prose, et promis de faire de même pour celles en vers. Mieux vaut tard que très tard, voici la suite de mon actualité littéraire !
  • Je suis au sommaire des deux derniers numéros de La Salamandre d'Axolotl, avec deux poèmes inédits, issus de ma série des « nouvelles histoires de sorcellerie » (dont ils sont respectivement les cent-dix-septième et cent-vingt-huitième textes). Le premier s'intitule Parasitisme et — pour l'anecdote — a été rédigé dans mon lit, le soir du dernier Noël, alors que tout dormait autour de moi mais que je ne parvenais pas à trouver le sommeil. Le second poème s'intitule Ma Vénus à six sous et a, celui-là, été rédigé dans un train, en mars dernier.
Le numéro est à télécharger au format PDF ou à lire en ligne via Calaméo.
Le numéro est à télécharger au format PDF ou à lire en ligne via Calaméo.
  •  J'ai également publié un poème — déjà vieux, celui-là — dans l'anthologie numérique Poésie érotique et autres amusements. Il s'agit de ma nonantième histoire de sorcellerie, que vous connaissez déjà : La Petite Sorcière.

  • Enfin, je me trouve au sommaire du cinquième numéro du magazine Diableries, qui vient de paraître. J'y suis en compagnie d'un autre poète (qui y publie cependant un article) : Marc-Louis Questin, dont je vous reparlerai très vite à l'occasion d'une autre collaboration. Le texte que j'ai confié au magazine est fort récent — sa rédaction date du mois de juillet dernier — et s'intitule Au sabbat II. Il s'inscrit donc dans ma tendance récente (je vous en parlais dernièrement) à revisiter des thèmes précédemment exploités, au moyen d'un mètre nouveau.
Le numéro est à télécharger au format PDF via la plateforme Scribd.

dimanche 2 novembre 2014

Du neuf en prose

Voilà une éternité, me semble-t-il, que je n'ai plus eu/pris le temps de rédiger un billet dans ce blog. Il faut dire que, entre la remise et la défense de mon mémoire, mon déménagement et mon premier emploi, ces trois derniers mois ont été particulièrement chargés. Je ne vais pas vous raconter ma vie (j'ai un compte Twitter, pour cela) mais sachez que tout va très bien : j'ai obtenu une excellente note à mon mémoire de fin d'études et ai par conséquent décroché mon Master avec mention « distinction », j'ai emménagé avec trois colocataires extraordinaires et j'ai trouvé un premier poste (certes temporaire) comme professeur de français dans une très chouette école. Bref, tout baigne.

Pour ce qui est de mon actualité d'auteur, il y a aussi des choses à dire, et ce même si je n'ai plus écrit une ligne depuis des semaines. Voici très succinctement les dernières nouvelles en prose (mes nouveautés en poésie feront l'objet d'un prochain billet).


Au mois d'août, j'ai publié une courte nouvelle dans le sixième numéro du webzine Enchantement, édité par le collectif Hénose. Celle-ci s'intitule Escapade nocturne. C'est un texte fantastique dans la lignée de ceux que j'écris habituellement. Particulièrement, il peut faire écho, je pense, à Miaulements dans la nuit, que vous avez déjà pu lire. Notez que, comme plusieurs de mes textes les plus récents, il inclut des références picturales, évoquant cette fois certaines œuvres de John William Waterhouse et de William Fettes Douglas.


Le numéro est à télécharger au format PDF ou à lire en ligne via Calaméo.

Au mois de septembre, ma nouvelle Les Neuf-Doigts, que vous connaissez déjà, a été publiée dans le premier numéro hors-série du webzine Nouveau Monde. Elle a, pour cette occasion, été joliment illustrée par Sabine Rogard, que je remercie. Mise à part ma bafouille publiée dans La Gazette du Clair-Obscur, c'est la première fois qu'un de mes textes est de la sorte réinterprété par un artiste — et cela fait rudement plaisir !


Le numéro est à télécharger au format PDF ou au format ePub, ou à lire en ligne via Calaméo.

Au mois d'octobre, une de mes nouvelles — intitulée Un vent d'espoirconcourait lors des éliminatoires de la cinquième édition du Tournoi des Nouvellistes. Il s'agit en fait d'un texte de 2011 resté inédit ; je suis par conséquent très heureux qu'il ait enfin trouvé son public. Celui-ci a apparemment apprécié sa lecture, puisque mon récit, finissant deuxième de son groupe, a été sélectionné pour la prochaine phase du tournoi.
Si les votes sont clôturés, ma nouvelle reste bien sûr en ligne (à télécharger au format PDF ou à lire via Calaméo) ; n'hésitez donc pas à la découvrir. Vous vous rendrez compte en la lisant que mon style a fort évolué depuis sa rédaction. Néanmoins, malgré ses longueurs et la naïveté dont elle est imprégnée, j'en reste assez satisfait.


Si je ne m'abuse, c'est tout pour mes publications en prose. Je dois cependant rendre également compte de deux critiques relatives à mes travaux antérieurs, qui ont été publiées ces derniers mois.

Si aucun des trois premiers chroniqueurs (*) s'étant penchés sur « Griffes et Décrépitude », le numéro de Nocturne, les charmes de l'effroi contenant ma nouvelle La Nuit du sabbat, ne mentionne celle-ci dans son compte-rendu, j'ai eu le plaisir de lire dernièrement les avis — assez positifs — de deux autres sur ce texte.

Louve, qui consacre sur son blog un billet à « Griffes et Décrépitude », en dit ceci :
« La nuit du sabbat est d'un autre niveau. J'avais au départ du mal à voir où l'auteur voulait en venir et pourtant je dois bien avouer que j'ai grandement apprécié l'histoire surtout lorsque j'ai commencé à saisir ce que représenté ce rituel auquel participe notre héroïne qui a besoin d'un peu de vitalité. »

Martine Vignola, écrivant pour La Horde geek, en dit ceci :
« La nuit du Sabbat de Julien Noël est particulièrement agréable à lire avec l’écriture poétique de son auteur. »

 Un grand merci à elles deux, pour avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle !



(*) Dup, pour Book en stock ; Bruno Peeters, pour Phénix-Web et Didier Giraud, pour Les Mondes étranges.