vendredi 27 septembre 2013

Publications en revues

J'ai trouvé cette semaine dans ma boîte aux lettres deux revues publiant mes écrits.

Il s'agit d'une part du cinquième numéro de Moshi Moshi, un périodique qui m'a déjà édité par le passé, et d'autre part du numéro 248 de Libelle, un petit mensuel poétique. Dans le premier a été inséré — au sein du dossier « L'Atelier Noir et Blanc » — un bref (cinq quatrains d'octosyllabes) poème de ma composition, intitulé Le Baron noir et s'inspirant du fait divers éponyme. Ce texte rédigé en février dernier était encore inédit. Le second publie, quant à lui, l'une de mes « histoires de sorcellerie » que vous connaissez déjà, mais augmentée d'un nouvel exergue ; il s'agit de la quarante-quatrième, intitulée La Salamandre.

Grand merci à Nelly Bridenne (l'éditrice de Moshi Moshi) et à Michel Prades (l'éditeur de Libelle) d'avoir sélectionné mes œuvres. Ils sont à la base d'excellentes publications — je vous les recommande !

vendredi 20 septembre 2013

La Salamandre d'Axolotl n°1

Cette semaine a paru le premier numéro de La Salamandre d'Axolotl, le « magazine hybride de Romans, Arts et Tourisme » fondé par Julien Giovannoni. J'ai participé à sa première section (sans être vraiment romancier, mais cette rubrique propose également des nouvelles et de la poésie) avec un texte intitulé À propos de la dure vie de pirate, de l’assaut d’un navire commercial et de la mort méconnue du capitaine John Coxon, basé sur le témoignage d’un témoin des faits et compagnon du bien connu Bartholomew Sharp. Il s'agit d'une histoire de pirates*, rédigée en mai 2011, à la même époque que Mort d’un homme de sac et de corde, ou Comment à trop mettre à sac l’on se retrouve au bout d’une corde (publiée dans Chrysalide n°1) dont la longueur du titre montre bien, il me semble, sa parenté avec cette nouvelle-ci. 

À propos de la dure vie de pirate [...] se distingue de cet autre récit par son ton beaucoup plus sérieux et réaliste. Je me suis en fait basé sur des faits réels — la disparition inexpliquée d'un navire en mer — pour broder autour et, en quelque sorte, les compléter. Le relisant, je trouve à ce texte un pathos assez caractéristique de mes premières œuvres et qui me déplait un peu mais, du reste, il ne me parait pas trop mauvais malgré qu'il ne corresponde pas vraiment à mon style ou à mon genre de prédilection actuels.

Outre cette nouvelle, le magazine publie... mon interview ! J'y réponds à quelques questions de Julien Giovannoni sur mes projets, mes influences, bref sur mon activité d'écrivaillon. C'est la première fois que je me prête à cet exercice un peu particulier, qui devrait par ailleurs se révéler autrement plus instructif que la foire aux questions de ce blog, je m'en rends compte, affreusement datée (promis, j'en ferai une mise à jour prochainement). Cette interview ainsi que la nouvelle susmentionnée sont à découvrir en ligne dans les pages de La Salamandre d'Axolotl. Bonne lecture !

Je profite de ce billet pour remercier et féliciter vivement Julien Giovannoni et son équipe d'illustratrices pour le très beau travail accompli sur ce premier numéro d'une publication déjà bien prometteuse. Merci de m'avoir invité à bord ; c'est un plaisir d'avoir été dans l'équipage !


* Sacrebleu ! j'aurais dû poster ce billet hier, à l'occasion de la journée internationale de la parlure piratesque. Je m'en veux un rien d'avoir ainsi de si peu raté le coche...

jeudi 19 septembre 2013

Ce qu'on dit de mes textes

Au cours du dernier mois, il est parvenu à ma connaissance que deux critiques de mes œuvres ont été publiées sur la toile. C'est assez nouveau, pour moi ; certes, je reçois souvent des commentaires via ce blog ou des forums, mais toujours de façon privée. Ce sont donc les premières fois que des auteurs parlent de mes nouvelles dans des chroniques « publiques » ; et vous savez combien j'aime marquer le coup, les premières fois...

Souvent dans mes billets, je parle longuement de mes travaux. Aujourd'hui, je souhaite en revanche laisser la parole à ces deux personnes qui les ont jugés dignes d'être partagés et qui ont pris la peine de le faire via leurs critiques.


La première a été postée le 20 août par Laurent Pendarias (que j'ai, à propos, édité dans le neuvième numéro de L'Orpheline) sur son site personnel et concerne La Cité du Rêve, ma nouvelle publiée récemment sur le blog du webzine YmaginèreS :
Résumé : Dans un futur dystopique, un jeune garçon voyage en train et cherche à s’évader vers la cité des rêves.
Avis personnel : Nul besoin d’écrire un roman interminable pour bâtir un univers exotique. Julien y parvient en quelques pages. Les détails concernant la cité rendent le tout crédible. La nouvelle se lit vite grâce au style limpide de l’auteur.

La deuxième critique, postée hier sur le site Les Chroniques de l'Imaginaire, a pour objet le sixième numéro du webzine Mort Sûre, dans lequel est publié ma nouvelle L'Ivrogne et le Lapin. Voilà ce qu'en dit Naolou, sa rédactrice :
Mon coup de cœur dans ce webzine. Un étudiant revient en titubant d'une soirée bien arrosée et croise la route d'un drôle de lapin. Le style est aussi vif et espiègle que les personnages. On a là une histoire vraiment agréable à découvrir et qui se démarque par son second degré et sa qualité des trois autres nouvelles du webzine, plus sérieuses et classiques dans le fond et dans la forme.

Ces quelques phrases sont pour moi un réel encouragement. Grand merci donc à ces deux rédacteurs et également (profitons-en) à tous mes lecteurs anonymes.

mercredi 11 septembre 2013

Traversées n°69

J'ai eu le grand plaisir, ce matin, de trouver dans ma boite aux lettres un exemplaire du numéro de septembre de la revue Traversées. Il s'agit d'un trimestriel littéraire de très belle facture édité en Belgique, dans la ville de Virton. Cet été, il me fait l'honneur d'intégrer l'un de mes textes à son sommaire.

J'y signe en effet une nouvelle intitulée La Femme-Serpent, dont je vous avais déjà annoncé la publication il y a plusieurs mois en relevant une allusion à ce personnage dans ma participation au premier Tournoi des Nouvellistes. Comme de coutume, il s'agit d'un texte déjà ancien (je l'ai rédigé en février 2012) mais dont, pour une fois, je reste plutôt satisfait en le relisant.

Contrairement à mon habitude, cette nouvelle n'appartient pas vraiment aux genres de l'imaginaire mais s'ancre au contraire dans une réalité ordinaire quoique pas quotidienne. Avec le recul, je me demande si je n'ai pas inconsciemment construit son personnage éponyme en partie sur le modèle de celui de Farah, du roman La Fête interdite de André-Marcel Adamek que j'avais lu en cours de français, à l'école secondaire. Est-ce vraiment le cas ? Allons savoir...

Toujours est-il que je suis très heureux de participer avec elle à cette revue de réputation exigeante. Je tiens donc à remercier vivement Patrice Breno, son directeur de publication, ainsi que les trois membres de son comité de lecture de m'avoir offert cette chance. J'ajoute que, à l'occasion de ses vingts ans, Traversées organise prochainement le premier Salon de la poésie de Virton, les 25 et 26 octobre. Les informations relatives à cet évènement se trouvent sur cette page du site de la revue ; avis aux amateurs.

mercredi 4 septembre 2013

Instructions pour gens de magie II

Dans le billet conclusif des histoires de sorcellerie, je vous annonçais d'autres projets destinés à remplir ce blog. Un peu moins de trois mois plus tard, force est de constater que c'était plus facile à dire qu'à faire. Parmi les idées que j'avais à l'esprit, certaines ont été vaincues par ma vieille ennemie la procrastination et renvoyées aux calendes grecques ; d'autres ont simplement été abandonnées (j'avais notamment l'envie de réaliser une série graphique, me forçant ainsi à apprendre le dessin tout comme j'ai progressivement maîtrisé la prosodie en persévérant dans l'écriture de poèmes, mais il m'est vite apparu que mes débuts étaient trop médiocres pour oser les montrer ici). Il en est une, cependant, qui vit le jour.

Souvenez-vous de mon texte intitulé Instructions pour allumer son chaudron, écrit il y a presque deux ans pour boucher un trou dans le second numéro de L'Orpheline aux yeux de feu follet ; je prévoyais à l'époque d'en faire une série, inspirées de certains textes de Julio Cortázar dans Cronopes et Fameux. Vous n'en avez pourtant plus entendu parler car, les histoires de sorcellerie requérant une grande part de mon énergie et de mon inspiration, ce projet avait été mis de côté. C'est celui-là que je me propose de relancer afin, d'une part, de faire un peu vivre ce blog et, d'autre part, de me débarrasser des idées d'ordre descriptif ou anecdotique qui fleurissent dans mon esprit et dont je ne peux encombrer mes récits en prose — je l'ai déjà bien trop fait par le passé.

Voici donc le second texte de cette série, à laquelle je suis tenté d'apposer le titre rassembleur d'Instructions pour gens de magie. Pour l'anecdote, cet article a été rédigé en deux jets espacés d'exactement un an : j'en ai gribouillé un premier brouillon le 3 septembre 2012 et ne l'ai repris que hier (sans même le faire exprès). Je n'en espère pas moins sincèrement vous proposer le suivant endéans de l'année à venir...


 
Instructions pour se choisir un chapeau

Un couvre-chef n’est pas seulement un accessoire de mode. C’est un symbole ; une « institution stable » et le  « signe [...] solennel d’une supériorité », aurait dit Stéphane Mallarmé qui, par ailleurs, avait le bon sens (ou devrions-nous dire la science ?) de reconnaître dans le haut-de-forme « quelque chose de sombre et surnaturel ». Assurément, il avait raison mais, le surnaturel étant notre pain quotidien, que cela ne nous arrête : décodons ensemble, au travers de ces quelques lignes, les mystères des arcanes chapelières...

C’est entendu : il s’agit avant tout d’un symbole. De reconnaissance ? Certes, car il est évident que c’est là l’un des attributs les plus massivement partagés par les gens de magie. Cela dit, il peut aussi en dire long sur son propriétaire, en tant qu’individu et non plus simplement en tant que membre de cette « caste » bien particulière ; discret ou extravagant, sans cesse reprisé magiquement et lavé avec des secrets qui ne déteignent pas, ou rapiécé et râpé de partout, chaque chapeau est unique. Or, souvent, il partage un ou plusieurs traits avec son sorcier.

Toujours il en est allé ainsi : aux démonistes les galures tordus, aux nécromanciennes les crêpes, aux mages élémentaires les feutres, aux alchimistes ceux à boucles dorées, aux cristallomanciennes les melons et aux coquettes tous les autres. Au sein de cette si diverse société, on arbore des chapeaux qui portent une carte enchantée glissée dans leur ruban, d’autres couverts en leur intérieur de pentacles, d’autres encore dissimulant des sorts dans leur doublure... Il y en a autant que de sorciers, et chacun a le sien, qui chacun est unique.

Cela implique donc qu’un chapeau neuf doit être choisi avec le plus grand soin. Tout a son importance : la couleur, la matière, la coupe, la hauteur. Songez qu’il doit non seulement s’accorder avec votre chevelure et vos yeux, mais encore avec votre aura. Songez qu’il doit être assez grand pour accueillir un esprit familier ou un chaudron de taille moyenne mais pas trop, auquel cas vous risqueriez d’y perdre vos pensées. Un bon chapeau doit être portable en toutes circonstances, y compris celles absurdes dictées par ce siècle ; il ne doit ainsi pas détonner à la poste ou dans un bureau de vote.

Enfin, un bon couvre-chef doit être robuste et plein de ressources. Il doit pouvoir résister aux bourrasques impétueuses auxquelles tout sorcier s’expose en chassant le sylphe sauvage ; perdu en mer sur le chemin du sabbat, il doit savoir s’orienter en flottant vers la plage où il vous sait l’attendre. Son originalité ne doit pas être recherchée à tout prix — c’est même un piège à éviter car les gens de magie ne sont pas moins exposés que les humains de souche au risque de dégénérer en la goule triviale qu’on nomme hipster — mais il doit néanmoins inspirer une curiosité distante et teintée de respect. Ainsi, il dissimule et se fait remarquer à la fois.

C’est l’élément premier de votre toilette et, dans bien des circonstances, votre plus précieux adjuvant. Prenez donc le temps de la réflexion avant de poser votre choix. Soyez humble et gardez l’esprit ouvert, comme vous le feriez envers un vieil arbre détenant toute la sagesse de la forêt. Car, si ces aînés donnent accès aux plus secrets trésors de la Nature, les chapeaux, par leur longue relation avec la société sorcière, sont la clef de sa culture. Ils sont une formalité, un reliquat d’étiquette ; en témoigne le fait qu’on salue avec eux. Aussi, qui se coiffe du bon ne rencontrera que des portes ouvertes, parmi ses semblables.

À vous, lecteur, de trouver le vôtre ; choisissez précautionneusement.

mardi 3 septembre 2013

Journal Saint-Gilles n°4

Deux de mes poèmes ont été publiés dans le numéro de septembre-octobre du Journal Saint-Gilles, basé dans le quartier où je réside à Liège. Il s'agit encore une fois de deux textes issus de ma série des « 100 histoires de sorcellerie », que j'ai par ailleurs rédigés à la suite : À votre santé ! et La Sécheresse.


Le numéro du journal est téléchargeable au format PDF à cette adresse et, pour les Liégeois, disponible dans sa version papier et gratuite à l'entrée du Carrefour Market de la rue Saint-Gilles.

Un grand merci au comité de quartier pour son excellent travail d'animation et pour la confiance qu'il a placée dans ma plume.