lundi 26 novembre 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 64

Une petite histoire de sorcellerie, assez basique mais qui m'a néanmoins donné du fil à retordre tout le long du weekend.


La Retenue

— Quelqu'un, à l'aide !
Mon chaudron fuit,
La fonte cède,
Le fond mollit !

— Quel imbécile...
Qu'as-tu donc fait ?
C'en fait bien mille,
De tes méfaits...

— Je m'en excuse,
Mon professeur ;
C'est que m'abuse
Ce bec verseur...

— Prenez la porte,
Bien calmement ;
Que chacun sorte,
Il est grand temps...

— Bien, tout de suite !
Moi je m'en vais ;
Pareille fuite
Pique mes pieds.

— Pas toi, le cancre :
Demeure et fonds,
Qu'en ton chef s'ancre
Cette leçon.

— Enfin, messire,
Vous n'y songez ?
Daigne votre ire
Me ménager !

— Veux-tu te taire,
Sombre baudet ?
Vois là par terre
Ce tabouret.

— Que je me pende,
Sérieusement ?
Ma faute est grande
Mais pas autant !

— Cette escabelle
Résiste à tout ;
Monte sur elle,
Reste debout.

L'élève passe
La longue nuit
Perché sans place
Sur son abri.

Quant à la pièce,
Cette eau qui bout
En est maîtresse
Et la dissout.

Seul son refuge
Ensorcelé
À ce déluge
Sait résister.

L'astre se lève :
Maître Sorcier
Son pauvre élève
Vient délivrer.

Sa langue claque
Sur son palais,
Chassant la flaque
Qui l'entourait.

vendredi 23 novembre 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 63

J'ai constaté qu'un certain nombre d'œuvres comportant une dimension légendaire mettent en scène des bottines de fer, qui sont souvent associées à des créatures fantastiques. C'est par exemple le cas dans la nouvelle Voler la mort de Michel de Ghelderode (recueil Sortilèges), dans la trilogie Le Livre des étoiles d'Erik L'Homme ou dans l'histoire intitulée Bottes de fer du comic Hellboy (par Mike Mignola, tome 3, Le Cercueil enchaîné et autres histoires). Je ne sais pas exactement de quoi il retourne, mais je ne voulais être en reste et ai donc rédigé le poème suivant sur base de cette idée.

D'ailleurs, si l'un d'entre vous connait l'origine de ce motif récurrent ou d'autres de ses occurrences, cela m'intéresse réellement. N'hésitez donc pas à laisser votre avis sur la question ; les commentaires sont là pour cela.


Par un soir de brume

Toute la lande est couverte de brume ;
C'est qu'un sorcier, penché sur son enclume,
En grand secret est en train de forger
Un plein chariot de sabots en acier.

Faisant cela, il souffle sa magie
Dans les objets auxquels il donne vie,
Puis il les laisse au pied du grand menhir,
Là où il sait que les nains vont venir.

Lorsque ceux-ci, qui aiment ce qui brille,
Auront passé ces chaussures polies,
L'ensorceleur dira l'incantation
Forçant l'acier à broyer leurs petons.

Ayant soumis de la sorte une armée
De grands mineurs, d'experts en cheminées,
Il les fera lui bâtir un donjon
Qui soit plus haut qu'est haut le plus grand mont.

19/11/2012

jeudi 22 novembre 2012

La Fée des ongles

Hier a été publiée sur le blog du webzine YmaginèreS une de mes nouvelles intitulée La Fée des ongles. Il s'agit en fait du sixième récit issu de mon projet consacré au « Sorcier d'à-côté ». Je l'avais soumis cet été au concours de nouvelles organisé par YmaginèreS en partenariat avec les éditions L'Atalante. Je n'en ai pas été lauréat, mais mon texte a néanmoins suffisamment retenu l'attention pour bénéficier d'une publication sur le blog du webzine.

Cette nouvelle a en fait une genèse un peu cocasse car elle est née d'une discussion sur le forum du fanzine Mort Sûre autour d'une véritable annonce placée sur le site de vente en ligne PriceMinister, celle-là même à laquelle je fais référence dans la nouvelle.

Comme vous pouvez le constater grâce à cette capture d'écran, l'objet proposé à la vente était une boite remplie de rognures d'ongles. Sitôt que j'ai vu cela, j'ai eu envie de rédiger une histoire mettant en scène un genre de « commerce sordide de composants magiques » ; La Fée des ongles est née de ce souhait, j'espère que vous en apprécierez la lecture.

Capture d'écran de la fameuse annonce sur laquelle se base cette nouvelle. 
Cliquer sur l'image pour l'afficher en plus grand. 

Cette nouvelle met également le Docteur Yao Kouadio Albert en scène ; comme quoi je ne me suis vraiment pas foulé pour ce texte, me contentant de compiler des trucs traînant sur le web depuis une éternité.

Dans un autre ordre d'idées, je profite de ce billet pour remercier tous ceux d'entre vous qui auraient lu ma nouvelle participante au Tournoi des Nouvellistes. La manche est terminée depuis samedi dernier et, ayant été largement battu, je quitte donc déjà le tournoi. Cependant, la nouvelle reste en ligne, n'hésitez donc pas à aller la découvrir si ce n'est déjà fait.

mercredi 21 novembre 2012

Méphisto

Voici une petite microfiction réalisée sur base du tableau Le désespéré, de Gustave Courbet, dans le cadre d'un jeu d'écriture du forum du cercle des Maux d'Auteurs. Elle fait très exactement 3.500 signes (ce qui était le maximum prévu par les règles dudit jeu) et s'inspire légèrement de la nouvelle Le Diable à Londres de Michel de Ghelderode (issue de son recueil Sortilèges).

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Ce soir-là, Lucien était sorti au café-concert. S'y produisait un grand échalas en combinaison rouge, un diable d'opérette semblant sorti tout droit d'un roman de Lesage. Il arborait une petite barbiche à double pointe, pleine de cire, et ses cheveux étaient plaqués sous une cagoule écarlate dotée de cornes un peu ridicules. Ainsi affublé, il présentait un fort médiocre numéro de prestidigitateur. Il fit ainsi apparaître des foulards colorés à l'intérieur de ses mains noueuses, les escamota, puis « prédit » les chiffres inscrits sur des jetons.
Lucien se désintéressa vite de ce spectacle, reportant son attention sur une partie de carte qui se disputait à une table du fond. Les fortunes s'y faisaient et défaisaient cruellement, souvent au profit d'une sorte de Rastignac suçotant un fume-cigarette en écaille de tortue. Lorsqu'un perdant se leva, plumé jusqu'à l'os, le jeune homme trop naïf pour reconnaître qu'il ne jouait pas dans la même cour que ses adversaires s'assit et prit sa place. Par la platitude de son spectacle, le diable en collants était parvenu à insuffler le démon du jeu chez cet étudiant pourtant sorti seulement dans l'espoir honnête de trouver quelque divertissement. Peut-être n'était-il donc pas aussi maladroit qu’il semblait l’être, en fin de compte...
Très logiquement, Lucien perdit. Rapidement. D'abord y passèrent les quelques billets serrés dans son portefeuille, puis ce fut au tour de sa montre en argent, cadeau reçu de son père le jour où il entra à l'École de droit, qu'il jeta au centre de la table, certain de gagner. Il perdit encore. Au moment de battre en retraite, honteux et écœuré, il se heurta au magicien de pacotille, qui avait perdu sa couleur vive mais restait bien reconnaissable grâce à sa petite barbe brillante.
L'homme rit, d'un rire aigu et désagréable. « Malchanceux au jeu, chanceux en amour ? », lança-t-il impertinemment. Jetant un coup d'œil à l'oignon qui trônait désormais devant l’homme au porte-cigarette, il ajouta : « Oh, je vois... Vous, mon jeune ami, semblez nécessiter l'aide du Prince des joueurs, mon père. » Lucien allait partir, agacé, lorsque l'autre lui proposa une avance, pour lui permettre de récupérer sa montre. Il lui paierait sa cave et ne la réclamerait que si Lucien gagnait, l'offrant de bon cœur s'il s'était trompé sur son compte, affirma-t-il avant de glisser malicieusement : « Mais croyez-moi, vous ne perdrez pas. » Lucien allait à accepter lorsque l'artiste ajouta une condition : « Je serai pour vous le banquier le plus accommodant du monde, mais seulement si je puis vous appeler frère, moi qui suis le fils de Méphisto. »
L’homme semblait ivre ou fou, mais néanmoins sincère. Lucien lui serra la pince, acceptant l’avance, se rassit à la table et regagna sa montre en seulement deux mains. Bénissant sa chance, il rendit l’argent au diable, rangea son oignon dans son gousset en se promettant de ne plus jamais le miser et rentra chez lui.
Le lendemain, il lui sembla au réveil que sa barbe avait davantage poussé que d’habitude. Pressé d’aller en cours, il passa le blaireau sans même se regarder dans le miroir et se rasa de près. Il reposait la serviette avec laquelle il avait essuyé l’excédent de mousse lorsqu’il croisa enfin son reflet. Effaré, il se jeta presque sur la glace et ne put s’empêcher de toucher son visage lorsque celle-ci lui montra sur son menton la même barbiche à double pointe que portait le diable. Bien malgré lui, il était également devenu le fils de Méphisto.

dimanche 18 novembre 2012

La Muraille : version illustrée

Je vous avais déjà par le passé fait part de mon piètre talent de dessinateur ; j'ai récidivé ce vendredi, en m'attelant à une illustration de ma cinquante-sixième histoire de sorcellerie. Celle-ci a été faite sans but particulier, juste parce que je n'avais pas l'inspiration d'écrire mais que le crayon me démangeait. J'ai procédé cette fois de façon un peu différente, puisque ce dizain a été illustré sous forme de « bande dessinée approximative sans bande ». Une fois de plus, ce n'est pas brillant, mais peut-être cela vous permettra-t-il de vous faire une image un peu plus graphique de mon univers...

Cliquer sur l'image pour la visionner en grand. Vous pouvez aussi relire ici le texte, si jamais vous ne parvenez pas à déchiffrer mes pattes de mouche.

En fin de compte, je me dis que j'avais surtout envie de dessiner des sortes de bélugas fantômes avec des dents de vampire et un nombre aléatoire de bras. Ce n'est d'ailleurs sans doute pas la pire idée que j'ai jamais eue...

mercredi 14 novembre 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 1bis

Il y a environ un an, j'écrivais ma toute première histoire de sorcellerie. Ces derniers mois, j'ai à plusieurs reprises tenté d'en réaliser une réécriture afin de corriger ses nombreuses erreurs de métrique. Je pense ainsi être parvenu récemment à un résultat satisfaisant.
J'ai gardé la structure initiale mais ai effectué de larges modifications de façon à réguler mes pentasyllabes souvent bancals et à corriger les rimes imparfaites ou leur alternance. Cela dit, l'histoire reste en somme la même.


Un jardin d'automne

Un jardin d'automne
Entourés de murs ;
La mer qui fredonne,
Roulant ses flots purs.
Courbant les pommiers,
De beaux fruits rougeoient
Loin des flots glacés
Où d'aucuns se noient.

Bien des fleurs friponnes
Profitent des murs ;
Hors du froid d'automne,
L'endroit reste sûr
Car c'est le jardin
D'une magicienne
Qui le soigne bien,
En est la gardienne.

Là point ne se fanent
Les rêves pondus
Sans peur et sans panne
Par des geais dodus.
Au centre un étang ;
Dame s'y promène,
Parle aux korrigans,
Courtise leur reine.

À cette famille
De gardiens des flots
Peuplant l'eau croupie,
Le frêle roseau,
Contre le printemps
Qu'ici ils retiennent
Elle offre son sang
Leur ouvrant ses veines.

— « Tout l'automne encore,
Maîtresse peux-tu
Soustraire à la mort
Nos corps si ténus ?
Dans ton beau jardin,
Par pitié accepte
Qu'ignorant la faim
Mille oisillons bectent. »

— « Par Pan je le jure,
Qu'il en soit ainsi :
J'offre la pâture
Pour l'hiver aussi. »
Son sang vermillon
Coulant sur la glace,
Toute la saison
Et les frimas passent.

04/11/2012

lundi 12 novembre 2012

Horrifique n°83

J'ai eu l'immense joie de recevoir, fin de la semaine passée, un exemplaire du numéro 83 du fanzine Horrifique, dans lequel est publiée une de mes nouvelles. Celle-ci s'intitule Confession d'un profanateur. C'est en fait l'un de mes premiers textes, qui date de janvier 2011. C'est également l'un des plus sombres, c'est pourquoi il parait dans cette publication à la ligne éditoriale axée sur l'épouvante.

J'ai eu une petite appréhension en le relisant, craignant que, à présent qu'il est imprimé, ses défauts me sautent aux yeux. Il n'en a rien été : cette nouvelle a beau présenter certains lieux communs et maladresses, je ne pense pas qu'elle puisse me faire honte. Certes, je serais bien incapable d'écrire un tel récit aujourd'hui, mais reste que j'en suis content, ce qui me rend d'autant plus fier qu'André Lejeune (l'éditeur de Horrifique) l'ait sélectionné pour son fanzine.

Confession d'un profanateur multiplie les références, que ce soit à Poe et à Lovecraft ou à mon propre univers fantastique. Le Baron de Névrélée, méchant de mon roman non-publié, y fait ainsi une petite apparition car j'avais, à l'époque, le projet de connecter mes différents écrits par des personnages récurrents. J'ai ensuite longtemps délaisser ceux-ci avant de revenir dernièrement un peu vers eux.

dimanche 11 novembre 2012

Tournoi des Nouvellistes

Comme je l'avais annoncé, je suis en lice depuis hier au Tournoi des Nouvellistes. Ma nouvelle participante s'intitule Le Sorcier au bout du fil ; elle rencontre pour la semaine à venir et jusqu'à vendredi minuit Humanité de Kristoff Valla. Que la meilleure gagne !

Je vous avais déjà dit que ce texte s'intègre à ma série du « Sorcier d'à-côté », esquissée il y a déjà près d'un an. C'est en fait la huitième et actuellement dernière (je l'ai achevée début octobre) que j'ai écrite dans le cadre de ce projet. Mise à part sa conclusion, c'est un texte dialogué, un genre que je pratique assez peu mais qui s'est de lui-même imposé pour cette histoire.

Celle-ci pourrait éventuellement vous apparaître un peu obscure car elle fait en plusieurs endroits référence à d'autres de mes textes qui sont encore inédits. Si certains d'entre vous ont lu mon court roman Écœurant Grand Œuvre, du temps où il était encore disponible sur mon ancien blog, ils pourront sans doute reconnaître quelques éléments ou personnages déjà présents dans celui-ci. La mention de la Femme-Serpent devance quant à elle la publication d'une nouvelle (ne relevant d'ailleurs pas du genre fantastique) en revue, d'ici une poignée de mois. Encore un peu de patience...

Malgré tout cela, j'ose espérer que ce récit vous plaira. Si d'aventure ce n'est pas le cas, je vous invite à vous tourner vers celui de mon adversaire, auquel je souhaite bonne chance dans cette compétition (quoiqu'il ne semble guère en avoir besoin ; il a déjà largement pris la tête).

mercredi 7 novembre 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 62


Le Parfum de la vengeance

Une fermière trop bavarde
Osa moquer la femme en hardes
Qui toujours vécut à l'écart
Ne sortant que le soir, fort tard.
« Vous ne la trouvez pas suspecte,
Cloîtrée autant que quelque secte ?
Que cache-t-elle en son taudis ?
Des enfants dévorés, pardi ! »

Or il advint que la nuit même
Elle sortit sa face blême
Et sous la lune alla planter
Un bulbe noir dans les rosiers
De cette langue de vipère.
C'était d'ailleurs là un mystère :
Comment la sorcière a appris
Qu'on parla d'elle avec mépris ?

Plusieurs semaines s'écoulèrent,
Laissant l'hiver loin en arrière.
Lorsque vint la saison des fleurs,
On sentit une horrible odeur
Qui venait de chez la fermière,
Empestant jusque dans sa serre.
Du bourg en même pas un mois
Elle devint donc la paria.

03/11/2012

lundi 5 novembre 2012

Concours de poésie de l'association Les Adex

Vous avez pu remarquer que ma cinquante-deuxième histoire de sorcellerie n'a pas été publiée sur ce blog. Et pour cause : elle avait été écrite dans le cadre du concours de poésie de l'association Les Adex, dont le thème était « L'Empreinte » et dont la remise des prix a eu lieu ce samedi (celle-ci ayant pris place en France, je n'ai cependant pas eu la possibilité de m'y rendre).
J'ai eu la joie d'être averti que mon poème qui y concourrait — et qui s'intitule logiquement L'Empreinte — a été sélectionné parmi 181 participants pour figurer dans le recueil édité à cette occasion. Je ne le posterai pas sur ce blog puisqu'il est également disponible à la lecture sur le site de l'association, avec les 29 autres textes ayant fait l'objet de la même sélection.
Je profite de l'occasion pour saluer et féliciter les nombreux membres du forum du Cercle Maux d'Auteurs avec qui je partage cette reliure. Bravo à vous tous (et d'ailleurs aussi à tous les autres participants au concours, ne faisons pas de jaloux) !

N. B. : Le recueil est commandable via cette page.

dimanche 4 novembre 2012

100 histoires de sorcellerie : poème 61

Ces derniers temps, je n'ai pas trop eu la tête à écrire des histoires de sorcellerie mais je m'y suis remis ce weekend. Celle-ci est issue d'un brouillon rédigé fin septembre, alors que mes colocataires avaient organisé une fête. Comme quoi il y a toujours une part de vrai dans ce que j'écris...
Je m'excuse pour le titre bidon mais c'est le moins pire qui s'est imposé à moi. Parfois ils viennent tout seuls, et parfois non.


Et si votre voisin de palier était un sorcier ?

(Billet édité le 30 mars 2013 : ce poème a été supprimé suite à sa publication dans le numéro 3 de la revue Moshi moshi.)

03/11/2012

vendredi 2 novembre 2012

L'Orpheline aux yeux de feu follet n°7

Une fois encore, cela aura pris plus de temps que prévu, mais le numéro sept de ma fanzilettre est en ligne (cliquez sur le lien pour le télécharger gratuitement en .pdf).

Au sommaire de ce numéro :
  • Illustration de frontispice par lechmarcin ;
  • T'San, microfiction par Venetza ;
  • Beltane, poème par Hywyn Owens ;
  • Le Sabbat, nouvelle par Véro H. (premières parties).

Un immense merci aux auteurs pour leurs contributions, et bonne lecture à vous tous !

jeudi 1 novembre 2012

Chrysalide n°1

Hier est paru le premier numéro du fanzine Chrysalide, édité par le forum Plume Imag'in Air et l'association Metis'Evasion. Celui-ci est disponible gratuitement au téléchargement ici. J'y ai participé, avec une nouvelle intitulée Mort d’un homme de sac et de corde, ou Comment à trop mettre à sac l’on se retrouve au bout d’une corde. Il s'agit en fait d'un assez vieux texte (rédigé en mai 2011), même si j'y ai apporté de larges modifications au moment de le soumettre à Chrysalide.

Il appartient en outre à un registre assez différent de ce que j'écris d'habitude, puisqu'il s'agit d'une histoire de pirates. Voici le bref synopsis qui l'introduit dans le fanzine : Il s’agit du récit de l’exécution du pirate Jack Rackham, passé au filtre de la fiction. Il prend la forme d’un double voyage : celui de la prison au gibet, ralenti par différents obstacles, et celui intérieur qu’effectue Jack dans ses souvenirs. Le ton se veut léger et humoristique, avec de nombreuses interventions du narrateur. La vérité historique a été respectée dans une certaine mesure mais côtoie également l’absurde.

Un grand merci à l'équipe éditoriale pour sa confiance et son lourd travail de mise en page et de promotion. Je leur souhaite en outre une excellente continuation.
Je me serais en revanche bien passé que mon encombrant pseudonyme soit mentionné, mais je suppose que ce n'est que logique vu que c'est sous celui-ci que j'interviens sur le forum Plume Imag'in Air...