mercredi 30 mai 2012

100 histoires de sorcellerie : poème n°28

J'ai hier réussi mon examen de moyen français. Mon étude de ce cours s'est un peu reflétée dans mes créations poétiques, d'ordinaire déjà d'influence moyenâgeuse. Voici donc aujourd'hui un premier dizain décasyllabique inspiré de l'œuvre de Maurice Scève.


Aux Quatre-Bras

Ami lecteur, crains-tu les carrefours ?
On dit souvent que c'est là le séjour
Des korrigans aux loisirs effrénés ;
Gare à celui qui viendrait les troubler.
C'est là qu'un jour tous les démons du Loir
À coups d'épée affrontèrent Ronsard.
Je vais ce soir au lieu-dit « Quatre-Bras »,
Si résolu qu'on ne m'arrêtera.
J'ai dans mon sac un piège à feux follets ;
Mis en flacons, ils font un bel effet.
24/05/2012

lundi 28 mai 2012

Ma critique de Il n'y aura plus d'hiver, de Aurélien Dony

Mon premier examen aura lieu mardi, ce qui risque d'entraîner un certain ralentissement des publications sur mon blog (quoique j'ai encore quelques histoires de sorcellerie sous le coude, qu'il me faut y publier). Néanmoins, avant de vous délaisser ainsi, il me reste une petite tâche à accomplir. Je m'étais promis de rédiger une critique de Il n'y aura plus d'hiver, le recueil d'Aurélien Dony. Le moment semble tout choisi, d'autant plus que j'en ai fort récemment fini la lecture.
 

J'avais invité Aurélien lors de la dernière séance du club de lecture et avais en cette occasion pu découvrir une première fois sa poésie. La quarantaine de pages dont se compose son premier livre m'ont permis de poursuivre le voyage, plus à mon aise. Une petite déception m'est venue du fait que, même à haute voix, ma lecture n'a pu égaler les accents que l'auteur y avait mis au cours de notre rencontre. Cependant, je serais bien injuste de blâmer celui-ci pour ma propre incapacité à l'imiter...

Mais parlons d'abord du livre, de l'aspect le plus matériel du recueil. Il est beau, tout simplement. D'abord car il m'est dédicacé, mais surtout de par un excellent travail de mise en page, d'une grande sobriété. Les pages sont fort larges, ce qui ne semble pas impressionner les poèmes en mètres courts, malgré qu'ils soient accolés à des blancs imposants. De cet agencement à sa couverture épurée, tout dans le recueil encourage à la tranquillité de la lecture ; rien dans cet objet paisible ne choque inutilement l'œil.

Les poèmes sont courts, dépassant rarement une seule page. Je suis tenté de dire que cette brièveté est une qualité du poète, mais ce sont là mes goûts personnels qui s'expriment. Néanmoins, il faut reconnaître à Aurélien Dony un certain art de la concision, qui en dit énormément en peu de mots. En juste assez de mots, en fait. Les pièces se suivent sans se ressembler ; les mètres varient, l'alexandrin ou l'octosyllabe faisant une large place au vers libre. L'unité se trouve dans le ton, dans le regard souvent doux, parfois mélancolique, jamais tout à fait défaitiste. Et puis il y a ce brin de naïveté qui rend la poésie belle...

J'ai souvent des difficultés à rendre ainsi compte de mes lectures. Je crois que la meilleure façon d'illustrer mon impression serait via la citation. Je me permets donc de transcrire un petit poème sans titre, celui qui m'a le plus marqué et qui, je pense, contient ce que j'ai surtout aimé de ce recueil. Une sorte de fraîcheur, un je-ne-sais-quoi qui fait sourire et qui « sonne juste »...

Tiens,
Les campagnes ont des lumières
Que la ville ignore.
Elle ne sait pas grand chose,
La ville...


C'est aussi simple que ça : cette perspective, quelle qu'elle soit, a rendu ma lecture agréable. Il y a une âme dans ces textes qui me les a fait apprécier, je ne me l'explique pas vraiment (comment pourrait-on expliquer la poésie ?) mais m'en réjouis. Merci, Aurélien, d'ouvrir ainsi la porte qui donne sur les paysages de ta vie, puisque c'est ainsi que tu en parles.


Il n'y aura plus d'hiver a été publié aux éditions Memory Press, en septembre 2011. ISBN : 978-2-87413-159-2

mercredi 16 mai 2012

L'Orpheline aux yeux de feu follet n° 5

La fanzilettre n'a pas été abandonnée, même si j'admets m'y être peu consacré ces derniers mois. Néanmoins, le cinquième numéro a été complété et vous est offert selon le même principe que les précédents.

À son sommaire, vous trouverez :

  • Chimaera, microfiction par François Wurth alias Azerum ;
  • L'Appel, poésie par jolo ;
  • Hcemèhc, le Soleil, lame de tarot par fallenRaziel ;
  • De la peine capitale pour sorcellerie, article par Ja`far ben Yahyâ.

Le prochain numéro vous est d'ores et déjà ouvert ; n'hésitez donc pas à envoyer vos créations littéraires ou graphiques à l'adresse de la fanzilettre.

Bonne lecture !

vendredi 11 mai 2012

Club de lecture : quelques photos

Je me permets de poster une poignée de photos prises lors de l'ultime (de cette année académique, en tout cas) séance du club de lecture. Je me dois par ailleurs de signaler que celle-ci fut un franc succès, quitte à décevoir les absents.
Si vous figurez sur ces photos et souhaitez qu'elles soient ôtées, signalez-le en commentaire. Même chose si vous souhaitez que je vous envoie la totalité des clichés pris à cette occasion (je n'en poste ici, comme je l'ai dit, que quelques uns).
Cliquez sur les photos pour les afficher en taille réelle.
Encore merci aux poètes qui ont répondu à mon invitation, aux deux pâtissières qui nous ont régalés et à tous les autres pour leur présence. Ce projet se clôt pour moi sur une note fort joyeuse et c'est ce qui m'importe le plus.

En arrière-plan, la fresque réalisée au cours de la Culture Week du Kotéculture


Nos deux invités (Aurélien Dony et Florence Devalet) en pleine conversation

La traditionnelle table « servez-vous ! »