lundi 30 avril 2012

Dernière séance du club de lecture

Pour finir en beauté, j'opte pour une formule un peu différente.

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Pour en savoir plus sur les auteurs invités :

dimanche 29 avril 2012

100 histoires de sorcellerie : XXIV

Ayant un projet de pièce de théâtre en vers sur le feu, j'ai dernièrement essayé d'améliorer mes alexandrins. Voici donc un essai fait après avoir relu la théorie de l'alexandrin classique à deux hémistiches. Je crois qu'il y a du mieux...
Pour l'anecdote, cette histoire a été inspirée par un rêve (autrement plus répugnant) que j'ai fait il y a quelques temps.


La Trêve

Bonnes gens écoutez le chant des paysans
Qui ainsi font le deuil des récoltes perdues ;
La faute à ces rongeurs qui écument leurs champs,
Quand ce n'est pas le temps noyant chaque laitue.

« Enchanteur aidez-nous à sauver le restant.
Nous rangeons nos outils comme l'on rend les armes :
Le syndicat promet d'être plus tolérant,
Vous vivrez donc en paix si vous séchez nos larmes. »

« Faites-en le serment et vous serez aidés.
Il faut que vous vidiez vos réserves de graines ;
Amenez-les ici et je les bénirai,
Puis vous les jetterez où les nuisibles traînent. »

Bonnes gens écoutez les pleurs de ces fermiers ;
Ils se sentent naïfs de faire ainsi confiance,
Pourtant le lendemain des mulots décédés
Gisent dans chaque champ, plusieurs trous dans la panse.

« Est-ce là un radis qui perce l'estomac ?
Voyez donc celui-ci, empalé d'une asperge ! »
Depuis que les rongeurs firent pareil repas,
L'on aime le sorcier à lui brûler des cierges.

29/04/2012

jeudi 26 avril 2012

Ravage n°3

Hier est sorti le troisième numéro de la revue Ravage. Je figure à son sommaire, avec une microfiction dialoguée que j'ai écrite cet hiver. Elle s'intitule Ceux qui gisent là (je vous rassure, c'est plus joyeux que ça en a l'air).
Ce texte était conçu à la base comme une sorte de conte de Noël ; on est un peu hors-saison, mais je ne pense pas que cela nuise au plaisir de lecture. Il m'a été inspiré par la lecture de Pedro Páramo — le roman de Juan Rulfo — pour ceux qui connaitraient.

La revue est disponible soit en version électronique via le lien ci-dessus, soit en version papier, distribuée gratuitement à Louvain-la-Neuve (à la DUC, chez Libris Agora, à l'Alterez-vous et aux bibliothèques Socrate et Érasme) et à Bruxelles (à l'UOPC et à la librairie À livre ouvert / Le rat conteur). Du moins, j'espère que c'est bien cela ; j'avoue n'être familier avec aucun de ces lieux...

Il n'y a guère plus à en dire, si ce n'est bonne lecture et merci à l'équipe de Ravage pour sa confiance.

vendredi 20 avril 2012

Compte-rendu du concours de nouvelles du Kot Ardoise

Mercredi soir, je me suis rendu à la remise des prix du concours de nouvelles organisé par le Kot Ardoise. Pour les non-Belges, un kot est un logement estudiantin. Certains, comme celui-ci basé sur Louvain-la-Neuve, sont communautaires et chargés de projets culturels et sociaux. Par exemple, je suis moi-même responsable cette année à Namur du Kot&Jeux, qui promeut les activités ludiques sur le campus. Voici donc pour le belgicisme.
 
Bref, je me suis rendu à Louvain-la-Neuve pour une remise des prix de concours. J'avais appris l'existence de celui-ci un peu par hasard, via l'ami Google. Le thème était « La guerre est déclarée ». Vu que c'était gratuit et pas loin de chez moi, je m'étais promis de participer. Cependant, j'ai reporté ma participation durant des semaines en me disant « c'est bon, j'ai encore plein de temps », comme je le fais malheureusement pour des tas de concours et d'appels à textes. Or, je me suis finalement rendu compte que la date de remise des textes était le lendemain de celle de mon travail de fin de cycle, pour lequel j'étais par ailleurs en retard. Pas de bol, l'unif' passe avant le hobby : je me suis donc retrouvé à gribouiller en dernière minute et mort de fatigue une courte nouvelle que j'ai intitulée Un jour comme un autre.

 
Un peu plus de deux semaines se sont écoulées, la soirée de remise des prix est déjà là ; les jurés ont fait vite. Je prends le train, dans lequel je suis assis non loin d'une jeune fille ayant de fantastiques bottines de pirate à gigantesques boucles de cuivre (si d'aventure elle viendrait à me lire, qu'elle sache que, pour cela, elle a tout mon respect), parviens pour une fois à ne pas trop me perdre dans la ville et arrive à la Clef des Songes, sous la drache et un peu en avance (je ne me retiens pas sur les belgicismes aujourd'hui, tant pis pour les français qui me lisent).

 
Là, je me rends compte que le monde est décidément bien petit : sur les trois membres du jury (Erica Durante, Caroline De Mulder et David Vrydaghs), deux m'ont déjà donné cours ; j'ai koté avec une organisatrice du concours lors de mes deux premières années à l'université et je repère une ancienne camarade de classe parmi une salle pleine de romanistes ! On dépose les manteaux trempés et attend que tout le monde soit là, puis la remise des prix commence. Après une brève explication sur le système de sélection des lauréats (chaque juré a sélectionné trois textes anonymes, puis les organisateurs ont déterminé un podium de cinq marches) et les remerciement aux sponsors, la cinquième place est annoncée. Il s'agit du texte de Jean Laporte, sobrement intitulé La Clef. L'auteur reçoit son diplôme et la nouvelle est lue par un organisateur. J'ai beaucoup aimé celle-là, pleine d'humour et très riche de par son vocabulaire. 

 
La quatrième place du concours, proclamée par Erica Durante, va à Amaury Wallon, malheureusement absent à cette soirée. Sa nouvelle s'intitule La guerre est déclarée. Paix. À ce stade, je ne croyais personnellement plus à mes chances et à celles de ma bafouille, ridiculement courte comparée aux nouvelles déjà lues. J'avais tort car c'est mon nom qui est sorti immédiatement après : ma nouvelle a remporté la troisième place. Applaudissements. C'était la première fois que j'étais applaudi personnellement pour mon travail d'écriture ; d'habitude, je me contente de prendre une part de crédit à celui qui suit le traditionnel « Bravo également à vous tous pour votre participation ». Cela m'a rendu un peu chose mais c'était probablement parce que j'avais été donner du sang avant de venir. Ou alors c'est que j'étais ému, ou les deux. Je me suis levé et ai été chercher mon diplôme et le stylo-bille que j'avais gagné. Le diplôme me tutoie, est beige et signé par les jurés qui ont écrit « Bravo ! Chouette nouvelle » et « Très bien. Il faut continuer ». Je l'aime bien et vais sans doute l'afficher chez moi.

 
Je me suis rassis et Olivia a lu ma nouvelle. J'étais content de ne pas avoir à le faire moi-même — la lecture a haute voix n'a jamais été mon fort — et souriais lorsque les gens riaient. Parfois j'étais un peu gêné aussi, vu que mon narrateur n'est pas toujours très poli, mais je ne crois pas que les gens m'en aient tenu rigueur. J'étais également embarrassé car je me sentais un peu comme un misérable et opportuniste coucou namurois qui parasitait la couvée de ces pauvres concouristes louvanistes, les privant d'une victoire à domicile. Force était effectivement de constater que je devais être le seul dans la salle à ne pas étudier à l'UCL. Je profite ainsi de ce billet pour présenter mes excuses aux participants qui auraient été agacés par cette conduite.

 
Après cela, il était prévu de faire une pause. J'ai été boire un coca et discuter avec tous les gens que je connaissais et avais repéré en entrant. J'ai encore eu droit à quelques félicitations ; une fille m'a dit qu'elle n'avait pas compris le rapport au thème avant la fin, ce qui m'a fait plaisir car j'ai toujours du mal à gérer mes effets de chute. Au détour d'une conversation, j'ai découvert que je parlais à un rédacteur de la revue Ravage. Il était sympa (je pense même qu'il l'est toujours) et en plus j'aime bien cette revue. C'était donc une chouette rencontre.

 
La remise des prix ayant repris, le second prix a été remis à John-Henry Brichart pour son texte Le garçon en baggy qu'a lu David Vrydaghs. Enfin, le premier prix fut annoncé. C'est Magali Cleymans (mon ancienne camarade de classe) qui le reçut pour son texte Le noble jeu. On l'a applaudi plus longtemps que les autres et on a aussi applaudi les jurés et les organisateurs, qui le méritaient bien car tout s'était parfaitement déroulé. Ce qui est particulièrement chouette, c'est que, juste après, tout le monde a reçu un livre en récompense de sa participation. J'ai expliqué à Magali à quel point je me suis senti stupide en découvrant la chute de sa nouvelle. Elle a rigolé mais ce n'est pas grave car je suis sûr que la moitié de l'auditoire et aussi tombée dans le panneau. 

 
Les gens commençaient à partir. Je suis rentré à Namur dans un train si silencieux que c'en était presque effrayant, ai fait la danse de la joie dans la discrétion de mon couloir et au grand plaisir de mes cokoteurs, me suis cuisiné un repas trop peu diététique pour être mentionné ici et suis allé dormir tout content (après avoir mangé hein, je ne cuisine pas des trucs bof pour les laisser dans le plat).

Bref, j'ai été à une remise des prix.

lundi 16 avril 2012

Club de lecture : 23/04/2012

En dépit du manque de participation des étudiants, une nouvelle séance a été organisée. Ce devrait être l'avant-dernière de l'année.

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