dimanche 25 décembre 2011

Les Hésitations d'une Mouche numéro 59

Je vous annonçais plusieurs publications, en voici une de plus : je suis au sommaire du numéro de décembre de la revue de littérature Les Hésitations d'une Mouche, en compagnie notamment de Emmanuelle CART-TANNEUR que je connais via le forum des MDA et qui y signe elle aussi une nouvelle (elle vient par ailleurs de publier son premier recueil aux éditions Numériklivres, jetez-y un œil).

La mienne s'intitule Le Sorcier d'à côté et a été rédigée en juin dernier, en plein milieu de ma session d'examens. C'est donc avant tout un texte léger (et fort court, d'ailleurs), conçu comme un divertissement. C'est néanmoins également un récit fort important pour moi car il en a suscité d'autres, construits autour du même personnage (et dont un au moins devrait être publié prochainement), et marque je pense une étape assez importante dans mon style. C'est donc peu dire que je suis très heureux de le voir imprimé dans cette revue ; un véritable cadeau de Noël, vraiment.

Je vous encourage par ailleurs vivement à lire Les Hésitations d'une Mouche. J'ai en effet été épaté par la qualité de ce pourtant très modeste (trente-deux pages par numéro, deux euros l'exemplaire) périodique.

Un grand merci donc à ses éditeurs pour leur confiance, et un très joyeux Noël à vous tous !

mercredi 21 décembre 2011

L'Orpheline aux yeux de feu follet n° 2

Un léger retard à déplorer, une fois de plus, mais le second numéro de L'Orpheline aux yeux de feu follet a finalement été bouclé.

Téléchargez-le gratuitement et imprimez-le chez vous !

Au sommaire (si tant est qu'on puisse parler de sommaire à propos d'une publication de deux pages):
- Dédicace à Amina bent Abdelhalim Nassar
- Une courte nouvelle de Madeline Etienne, alias Sihläryn
- Une bafouille destinée simplement à boucher un trou mais illustrée par Lucile Fontenit
- Une critique du film La Troisième Mère (2007) de Dario Argento par Rick Jacquet
- Une photographie par Jennifer Bruget (retrouvez-la dans sa version originale — en couleurs — ici)


Bonne lecture et à très bientôt pour un troisième numéro (ou avant cela dans d'autres rubriques du blog) ! N'oubliez pas que vous pouvez contribuer à la fanzilettre via l'adresse orpheline.feufollet@gmail.com.

lundi 19 décembre 2011

De l'utilité des feux d'artifice

J'ai rédigé la bafouille suivante dans le cadre d'un appel à textes lancé par la revue Squeeze. Elle a donc été construite sur deux impératifs : le thème du cinquième numéro — La poudrière — et les contraintes liées à la rubrique De l'utilité de l'art. Inutile de dire que ça a été un beau casse-tête pour trouver un sujet qui colle aux deux.
Mon texte n'ayant pas été sélectionné par le comité de lecture et ne sachant trop qu'en faire, je me suis dis que j'allais le partager ici.

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De l'utilité des feux d'artifice

907 : Première trace écrite d’une utilisation par les Chinois de fusées — nommées flèches de feu — à la guerre.

1232 : Les fils de Gengis Khan voient leurs troupes en proie à la panique, terrorisées par un tonnerre qui ébranle le ciel que commandent leurs adversaire. À cette époque, ceux-ci avaient déjà inventé le tir en batterie, de douze à cent projectiles.

1248 : Les troupes de Saint Louis font face à des dragons volant en l’air en jetant une grande clarté lors du siège de Damiette, en Égypte.

1429 : Les troupes de la Pucelle d’Orléans usent de cette arme nouvelle pour la défense de leur cité.

1792 : L’armée de l’Empire britannique subit des pluies de fusées métalliques en Inde.

1806 : L’Angleterre adopte cette technologie et lance deux-cents fusées contre Boulogne, incendiant des maisons.

1807 : Nouvel ennemi, nouvelles proportions ; elle fait pleuvoir quarante-mille de ces engins sur Copenhague. Bilan : quelques deux-mille morts.

27 juin 2009 : Des mortiers pyrotechniques sont employés contre la police lors de violences urbaines dans le Val-d'Oise.

14 juillet 2011 : Des milliers de quidams assistent à un spectacle pyrotechnique et musical à Paris. Son thème : les comédies musicales, de Broadway à Paris.

Ils sourient, applaudissent. C’est beau ! C‘est de l’art, ça. La culture à la portée de tous ; il suffit de lever les yeux.

Ce soir là, les quidams se couchent réjouis, se disant qu’ils ont tout de même bien de la chance de vivre dans un pays à ce point prospère, qui peut se permettre de flamber une fortune pour s’offrir une demi-heure de lumières dans le ciel et un bref instant de fierté nationale. C’est beau, ça ne sert à rien, ça prouve juste que l’État a des moyens, ça fait briller les yeux.

Ah bon, ça ne sert qu’à ça ?

Et qu’en diraient les policiers valdoisiens ?

Les Copenhagoises et Copenhagois ?

Les Boulonnaises et les Boulonnais ?

Les soldats britanniques ?

Les hommes de John Talbot ?

Ceux de Louis IX ?

Les guerriers de Djötchi, Djaghataï, Ögödei et Tolui ?

Le quidam n’y pense pas. Le pyrotechnicien y pense à peine. La poudre brûle. Avec des oxydes métalliques en –ium : strontium, potassium, sodium, magnésium, aluminium, baryum ; ou pas : cuivre, zinc, titane… Tout cela crépite. Tout cela flamboie. Tout cela est beau. Et Katy Perry le chante.

Le public est blasé. Trente-cinq minutes, c’est long. Puis, de toute façon, ils feront mieux l’année prochaine ; à quoi bon regarder celui-ci ? Et le ciel se zèbre de flèches de feu, est ébranlé par le tonnerre et parcouru de dragons volant en jetant une grande clarté.

Et personne n’y voit une arme.

dimanche 18 décembre 2011

Nocturne III : Griffes et Décrépitude

Je viens seulement de remarquer cette note sur le blog du fanzine Nocturne. Vu que c'est visiblement officiel, j'ai le droit d'en parler : je serai au sommaire de son troisième tome Griffes et Décrépitude, en compagnie de huit autres auteurs (dont Vieufou que je salue au passage, s'il vient à passer ici). Ma nouvelle s'intitule La Nuit du sabbat et je vous laisse deviner de quoi elle parle...
Je serai donc bientôt publié internationalement, puisque le fanzine est distribué à la fois en France et au Québec. Un pas de plus vers la gloire ?

Je vous tiendrai bien sûr au courant de l'avancement des choses. Au passage, les trois prochains appels à textes du fanzine sont déjà lancés. Si jamais la plume vous démange...

jeudi 15 décembre 2011

Compte-rendu d'un an d'écriture

Il y a un an jour pour jour, j'expédiais le pli contenant ma toute première nouvelle au concours de la Communauté française. Il y a un an et un jour, j'en étais donc encore là : un mauvais petit roman dans un tiroir que je publiais par épisodes sur un blog et des idées que je n'avais plus le courage d'exploiter.
Et puis ma maman m'a mis de côté un petit flyer pour ce concours, je l'ai tenté en mettant sur papier une histoire qui avait surgi au cours d'une discussion, alors que je prenais un verre avec mon ami Robin. Deux mois plus tard, j'ai appris que ma nouvelle n'avait pas passé la sélection ; peu importe, j'étais lancé.


Un anniversaire de ce genre, c'est l'occasion de faire de l'esbroufe avec des chiffres. Faites-leurs donc bon accueil !
Sur cette année, j'ai rédigé dix-huit nouvelles et demi (ben oui, j'en ai une en cours depuis septembre), dix microfictions, une bonne dizaine de poèmes, un scenario et quelques bafouilles (articles et cie). Sans oublier une bonne flopée de lettres parfois kilométriques et désormais dispersées au quatre vents.
J'ai en outre participé à dix-sept concours, ai répondu à huit appels à textes et ai fais onze soumissions spontanées de textes à des revues ou fanzines.

Enfin, je pense. Je me suis peut-être un peu embrouillé dans mes comptes ; c'est difficile de garder une trace précise de tout cela. Disons que ce décompte est relativement précis, à une ou deux près. Vous pouvez donc constater que ce n'est pas parce que je n'annonce rien via ce blog que je cesse pour autant de gribouiller des textes.
J'ajouterais qu'une poignée de publications ont ou vont découler de cela, sur des supports allant de la fanzilettre au recueil papier. Meilleure nouvelle : il me reste plein d'inspiration pour en écrire d'autres.

Bref, une année s'achève, une autre commence. Puisse-t-elle être également productive !

mardi 13 décembre 2011

Compte-rendu du concours de nouvelles de la résidence Neussart

J'ai été averti début octobre via le forum du Cercle Maux d'Auteurs du lancement d'un concours de nouvelles pas loin de chez moi, à Louvain-la-Neuve. En plus, il était gratuit et destiné aux jeunes auteurs, ce qui ne gâche rien. Je marquai donc la date butoir dans mon agenda, me promettant d'y participer, ne fut-ce que pour le plaisir de pouvoir me rendre (pour une fois) à la remise des prix. Le hic, c'est que les semaines ont passé et qu'aucune idée ne me venait. Les thèmes étaient pourtant larges et il y en avait carrément quatre !

- Mon plus beau rêve
- La vie dans des mots
- Je t’ai admiré

- Si fragile et pourtant…


Et pourtant, et pourtant... Rien ne me venait qui ne soit pas tout à fait cliché. Puis j'ai été occupé et ai laissé un peu le temps filer, jusqu'au quatorze novembre, date de remise des textes. La seule idée que j'avais eue jusque-là était de traiter le thème « je t'ai admiré » en parlant d'un artiste et de sa muse. J'avais envie de parler de Félicien Rops car je venais d'aller voir la nouvelle exposition de son musée (Auguste Rodin et Félicien Rops, les embrassements humains) et ai donc été bien embêté de constater en me documentant que sa principale relation extra-conjugale (je n'allais pas non plus parler de sa femme, vu qu'ils ont divorcé) était en fait double car il était l'amant de deux sœurs : Léontine et Aurélie Duluc. Inutile de dire que je me voyais difficilement écrire à propos de cela — quoique ce serait sûrement passionnant, mais un peu trop ardu pour la soirée qu'il me restait avant de remettre mon texte. Je me suis donc rabattu sur la bonne vieille technique consistant à se baser sur une œuvre particulière et à extrapoler. Je suis parti de l'une des versions de La Buveuse d'Absinthe.


J'ai donc écrit ma nouvelle — à vrai dire, c'est davantage une microfiction puisque j'ai pour habitude de considérer tels quels les textes de moins de mille mots — sur ce sujet, non sans insatisfaction. Au final, je n'ai même pas osé citer Félicien Rops, me contentant de donner son prénom à mon protagoniste, tant le résultat est éloigné de la réalité des faits telle qu'on la connaît par la correspondance du peintre. Bref, ça ne volait pas haut mais j'étais néanmoins heureux d'en être venu à bout.

La remise des prix a eu lieu lundi dernier, le cinq décembre, à la résidence Neussart à Louvain-la-Neuve et j'étais bien sûr présent. Je passe sur les détails : la séance d'essayage du « super look d'écrivain » dans laquelle mes coloc' ont été entraînés, l'affrontement de mon plan Google Maps contre une ville particulièrement sinueuse à mon goût, le détour pour aller boire un verre avec une vieille amie... pour en arriver à la remise des prix proprement dite.


Premièrement, ça a l'air vraiment bath de vivre à la résidence Neussart : c'est grand, c'est beau, bien décoré, il y a un piano... Ensuite, l'accueil était excellent ; plusieurs membres du jury (composé de l'écrivaine Guida Moreira ; de Sabine Derick, professeur de littérature en secondaire ; de Mme Nicole Wantiez-Müller, responsable rayon littérature à la librairie Agora ; de Cecilia Aguiar, étudiante et résidente, et de Rosalie Quijano, la responsable de la résidence Neussart) étaient présent, ainsi qu'une bonne douzaine des quelques cinquante auteurs à avoir participé. Le projet et sa genèse sont présentés, ainsi que le jury, puis on passe à la proclamation des cinq lauréats et à la lecture à haute voix des deux meilleurs textes.

Le palmarès est le suivant :
- Premier prix : Opale de Julie Amand
- Deuxième prix : L'effet papillon de Maria Serrano

- Troisième prix : Le troisième étage de Julie Briand (qui a suivi la remise des prix depuis le bout du monde via Skype ; c'était assez étonnant à voir !)
- Quatrième prix : Je t'ai admirée de Jeanne Pomma
- Cinquième prix : Etaine de Florence Devalet (qui a participé un peu grâce à moi, vu que j'avais placardé le règlement du concours aux valves du département de romanes — aux FUNDP — et qu'elle y est l'une de mes condisciples)

Les auteurs présents ont ensuite été invités à présenter leurs textes respectifs — j'ai à peu près baragouiné ce que j'explique ci-dessus — avant de passer au drink. Au final, cela a abouti à quelques rencontres fort sympathiques. J'attends toujours de savoir si mon texte sera repris dans le recueil qui devrait en comporter une quinzaine parmi les meilleurs. À vrai dire, je ne suis pas sûr de savoir si j'en ai envie ou si j'ai trop honte à l'idée de publier un presque-brouillon... Bref, on verra bien, je vous tiens en tout cas au courant.


En conclusion, merci à l'équipe de la résidence Neussart pour l'organisation efficace (leur jury a eu le délai de lecture le plus court de tous les concours auquel j'ai participé) de ce très chouette concours. À l'année prochaine ?

dimanche 11 décembre 2011

100 histoires de sorcellerie : 2nd poème

À la suite du Jardin d'automne, j'ai écrit une série de poèmes/histoires mettant en scène des sorciers ou leurs actions. C'est à mettre en rapport avec L'Orpheline... et une grande partie de ma production littéraire actuelle ; je suis en train d'explorer à fond le thème de la sorcellerie et de son folklore. À vrai dire, c'est le seul sur lequel j'ai envie d'écrire depuis des mois. Et tant pis si, selon certains, j'ai passé l'âge pour cela...

Vu que j'ai également décidé de me remettre à la poésie, je viens de me lancer le défi d'écrire un total de cent poèmes sur ce thème. Je trouve que cela revient à peu près à exécuter des "gammes", à me faire la main sur un sujet que j'apprécie avant de passer à autre chose. Il y a de grandes chances que je n'atteigne pas les cent mais je voulais me fixer un but et mille-et-un poèmes me paraissaient un peu excessif. Il y a également de grandes chances que les trois-quart de ces poèmes soient très mauvais (comme l'est celui ci-dessous, autant vous le dire de suite) mais ce n'est pas grave ; l'important est de progresser. Puis, avec un peu de chance, cela mettra un peu d'animation sur ce blog que personne n'a commenté depuis juillet.

Voici donc le second poème lié au projet. D'autres suivront très vite et un onglet en haut du blog ouvrira sur une page qui les rassemblera tous... Plus que nonante-huit, je peux le faire !
Premier essai de sonnet, sans même en connaître toutes les règles. J'ai donc oublié toutes les césures ou presque, ainsi que de placer également des rimes féminines. Il me semble en outre que les mots "œillades" et "corbeau" sont employés abusivement. À vous d'en trouver les autres défauts !


Billet édité le 13 août 2012 : Ce poème a fait l'objet d'une réécriture (en quatrains hexasyllabiques).

Billet édité le 20 janvier 2013 : Le magicien Tobback est désormais un personnage récurrent de mes histoires de sorcellerie. Vous pouvez ainsi le retrouver dans la septante-quatrième de la série, L'Esprit-de-vin.

Billet édité le 13 décembre 2015 : Ce poème, intitulé Le Damné et daté du 1er décembre 2011, a été supprimé du blog, vu ses nombreuses imperfections.

dimanche 4 décembre 2011

La vérité est sous votre nez n°5

Il est encore une fois question de fanzilettre mais de celle de Gulzar Joby, cette fois. Je suis en effet publié dans son cinquième numéro. C'est une première plongée pour moi dans la construction d'un univers de science-fiction, à travers une microfiction intitulée Krnnbrg® — j'espère qu'elle vous plaira. Le numéro en question est à télécharger ici ; n'hésitez pas à aller lire les autres si cela vous a plu.

C'est par ailleurs la première d'une série de publications plus ou moins modestes que j'ai décrochées dernièrement. Restez-donc vigilants car j'aurai d'autres annonces de ce genre à faire très prochainement !

Bonne lecture et faites-moi part de vos impressions !